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Concertation francophone sur l'état des négociations sur le climat
Mardi, 24 mai 2016, Bonn, Allemagne.

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à travers son organe subsidiaire, l'Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), a organisé à Bonn le 24 mai 2016, une concertation francophone sur l'état d'avancement des négociations sur le climat.

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(© IFDD)

Cet événement qui a réuni plus de 80 délégués, s'est tenu, en marge de la Conférence de Bonn sur les changements climatiques (16 au 26 mai), en partenariat avec la Suisse, et sous la co-Présidence du Sénégal (Président du Sommet de la Francophonie)  et de Madagascar (futur Président du Sommet de la Francophonie).

Dans son mot de bienvenue Stefan Ruchti Konrad (Suisse) a rappelé l'importance de réunir les experts des pays francophones pour échanger sur l'état d'avancement des négociations. Il a aussi salué le partenariat avec l'IFDD.

Arona Soumare au nom de l'OIF -  IFDD, a souligné que l'Accord de Paris constitue une avancée décisive dans les efforts mondiaux pour lutter contre les changements climatiques, mais que la discussion en cours démontre que le travail n'est pas terminé. Les Parties devront démontrer des avancées sur certains sujets prioritaires pour un « paquet de Marrakech » réussi,  incluant, entre autres,  l'Agenda pré-2020, le renforcement de l'ambition des contributions déterminées au niveau national (CDN), l'adaptation, un effort global en faveur du renforcement des capacités, le soutien au développement et au transfert des technologies, ainsi qu'un accès amélioré ou facilité aux sources de financements. Il a réitéré l'engagement de la Francophonie à poursuivre son soutien au profit des pays francophones.

Mariline Diara, Directrice de l'Environnement et des Établissements Classés au Ministère de l'Environnement et du Développement Durable du Sénégal a affirmé que le changement climatique n'est pas uniquement une question de négociateurs. La société civile, le secteur privé, les collectivités locales, autant d'acteurs de développement doivent contribuer et œuvrer encore davantage pour atteindre un niveau confortable de mise en œuvre des bonnes pratiques d'atténuation et d'adaptation. Elle a salué, au nom du Sénégal,  l'effort  accompli par l'Institut de la Francophonie pour le Développement Durable pour avoir mis à la disposition des délégués francophones lors de la CdP 21 « Le guide des négociations », le « Résumé pour les décideurs » , la « Note de décryptage », et des bulletins francophones permettant de suivre tous les jours en français les différentes négociations.

Hery A. Rakotondravony, représentant de la Présidence entrante de la Francophonie,  Madagascar, pays hôte du XVIème Sommet de la Francophonie, a souhaité la bienvenue aux participants à cette concertation francophone sur l'état des négociations climatiques. Il a insisté sur le fait que la Francophonie est une plateforme d'échange, contribuant au renforcement des capacités des délégués francophones et leur permettant de partager des points de vue sur les sujets en discussion ; de partager les expériences dans le cadre de la préparation de la mise en œuvre de l'Accord ; et de renforcer les visions communes des pays francophones sur l'Accord de Paris.

Dans sa présentation introductive, Frédéric Gagnon-Lebrun (Institut International pour le Développement durable - IISD)  a abordé la question des réformes des subventions aux hydrocarbures et des possibilités d'atténuation et de financement à travers la Francophonie. Il a souligné que l'élimination des subventions aux énergies fossiles constituerait une contribution significative à l'objectif commun de maintenir l'augmentation de la température moyenne en deçà de 2 degrés Celsius. Une réforme des subventions offrirait des avantages à la fois économiques et environnementaux et viendrait à l'appui de l'engagement collectif en faveur du développement durable. Lors des discussions, les participants se sont interrogés sur l'impact économique et social d'une telle réforme au niveau des pays les plus pauvres.

Sandra Freitas et Tosi Mpanu Mpanu ont  tour à tour abordé le suivi de la CdP21, y compris les questions importantes à l'ordre du jour du SB44-AP1.

Concernant le SBI, ils sont revenus sur les questions liées à l'Accord de Paris sur les changements climatiques, notamment: le registre des contributions déterminées au niveau national (CDN) et le champ d'application et les modalités de l'évaluation périodique du Mécanisme technologique.

À propos du SBSTA ils ont fait référence aux discussions en cours sur le Programme de travail de Nairobi; l'agriculture; les mesures de riposte; et les questions relatives à l'Accord de Paris, notamment: le cadre technologique; les questions liées à l'article 6 (approches de coopération); et les modalités de comptabilisation des ressources financières fournies et mobilisées à travers les interventions publiques.

Enfin sur l'APA, la présentation a porté sur les modalités et les nouvelles orientations pour plusieurs articles de l'Accord de Paris, notamment: les CDN, le cadre de transparence pour l'action et l'appui; le bilan mondial; et le mécanisme pour faciliter la mise en œuvre et promouvoir le respect des dispositions.

Mme Rajae Chafil, au nom de la future Présidence de la CdP22, le Maroc, présenté la feuille de route vers Marrakech. Elle a passé en revue les questions prioritaires pour le Maroc. Il s'agit en particulier de l'Agenda Global pour l'Action pour faire avancer le Programme d'Action Lima Paris - Marrakech, l'Agenda pré-2020, les mécanismes de renforcement des capacités, l'adaptation, le transfert de technologies, les outils de financement. Elle a réaffirmé que le Maroc, en tant que pays hôte et Président entrant de la CdP, se prépare sur le plan technique et pour négocier avec les Parties tout au long de l'année pour assurer la mise en œuvre de l'Accord de Paris.

La question de l'augmentation de l'ambition est au cœur des débats à Bonn. Stéphane Pouffary (ENERGIES 2050) a introduit le débat relatif à la hausse de l'ambition de réduction des émissions  dans le contexte de la transformation des CPDN en CDN. Alors que chacun plaide pour une mobilisation réelle, force est de constater que le compte n'y est pas et que nous sommes encore loin des 2°C ou encore des 1,5°C. La question de la transformation des CPDN en CDN devient une priorité sachant que nombre de Parties désirent accompagner le processus de ratification de la communication d'une première version de leurs CDN.

Par ailleurs, au regard de l'urgence à agir, les activités, engagements et initiatives des acteurs non étatiques qui s'inscrivent, dans de très nombreux cas, hors des processus onusiens prennent une importance particulière même s'il ne peut pas être envisagé qu'elles viennent se substituer aux initiatives mises en place par les Etats sous couvert de la CCNUCC. Enfin, de nombreuses actions non étatiques, telles que l'Alliance sur le bâtiment, les dynamiques en faveur de modes de transports sobres en carbone ou les initiatives en faveur du déploiement massif des énergies renouvelables, restent dépendantes des contextes réglementaires et incitatifs qui seront mis en place aux niveaux nationaux.

Les discussions ont fait ressortir que les pays en développement ne peuvent attendre et doivent se concentrer sur la mise en œuvre d'une trajectoire de développement bas carbone porteuse de résilience et d'un mieux vivre pour les populations. Pour cela il est nécessaire d'avoir une approche systémique, se concentrer sur les secteurs porteurs de difficultés futures (bâtiment, aménagements territoriaux) et les aider à faire le bond en avant technologique qui s'impose. 

En  conclusion, la représentante du Maroc a remercié l'Institut de la Francophonie pour le Développement Durable et le Gouvernement Suisse qui ont  rendu possible l'organisation de cet événement spécial.



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