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Figure 39. Énergie grise comparée de quelques matériaux de construction et d’isolation
Dans le secteur du bâti, les propriétés du bois sont en bonne adéquation avec les préoccupations
environnementales. Les propriétés physico-mécaniques du bois en font un matériau structurel,
qui est aussi un matériau isolant, garant de la performance énergétique du bâti. Il convient
également d’ajouter que les systèmes constructifs, développés avec le bois, s’inscrivent dans ce
que l’on nomme une
« filière sèche
», ne nécessitant pas d’apport d’eau, pour l’élaboration des
composants du bâtiment et leur mise en œuvre. Au 5e Forum mondial de l’eau à Istanbul en
2009, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) affirmait que les deux tiers
de la planète se trouveront dans une situation de stress hydrique d’ici à 2025 si la consommation
d’eau continue au même rythme.
Dans l’ensemble des matériaux de construction, le bois est l’un des rares dont le caractère
renouvelable est évident. Gérée durablement, à travers la certification forestière qui se
généralise, la forêt, source de bois d’œuvre et d’énergie en est garante. Ce peut être par
régénération naturelle, ou à travers les stratégies de reboisement, suite aux coupes menées dans
les parcelles exploitées. Née au sommet de la Terre de 1992, la certification forestière se décline
aujourd’hui à travers la certification FSC (Forest Stewardship Council) puis PEFC (Pan European
Forest Certification). On peut citer également les certifications LEI en Indonésie, CSA, SFI, OLB,
TLTV. On considère par exemple que l’ensemble de la forêt du Québec sera certifié en 2013.
Sous réserve d’une bonne conception, garante de durabilité des ouvrages, la construction bois
contribue de manière significative à la problématique des changements climatiques. Si les arbres
jouent un rôle de séquestration du CO
2
, l’utilisation du bois dans la construction durable est un
stock de carbone loin d’être négligeable. Sur la base d’une essence de densité 0,55, un calcul
simple amène à démontrer qu’un m
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de cette essence utilisée dans un bâtiment contribue à
stocker 1,008 tonne de CO
2
.
À titre d’exemple, en France, l’Accord cadre «
Bois Construction Environnement
», signé par huit
ministères (ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement,
France, 2001), l’ADEME et neuf organisations professionnelles du bâtiment en 2001 visait à
apporter, sur ce postulat, une réponse aux engagements pris à Kyoto en 1997. L’augmentation