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La grande muraille verte (GMV)
C’est dans ce cadre qu’a été élaboré le projet GMV, une réponse adaptée à la réalité africaine. Il
s’agit en particulier de l’installation et de la mise en valeur intégrée d’espèces végétales à valeur
économique adaptées à la sécheresse, de bassins de rétention, de systèmes de production
agricoles et autres activités génératrices de revenus, ainsi que des infrastructures sociales de
base sur une bande allant de Dakar à Djibouti sur une longueur de 7000 km, large en moyenne
de 15 km et comprise dans les isohyètes 100 et 400 mm.
La GMV fait la promotion des bonnes pratiques en matière de Gestion durable des terres, dans le
sens de la définition qu’en fournit la FAO, à savoir «
l’utilisation des ressources de la terre,
incluant les sols, l’eau, les animaux et les végétaux, afin de produire les biens destinés à
satisfaire des besoins humains qui varient constamment tout en préservant le potentiel productif
de ces ressources et le maintien de leurs fonctions dans l’environnement
», ce qui veut dire : i)
maintenir la productivité à long terme et les fonctions de l’écosystème (sol, eau, biodiversité) : ii)
accroitre la productivité (qualité, quantité et diversité) des biens et services (notamment nourriture
saine et sans risque).
L’étude du cas sur la Grande Muraille Verte permet de présenter les généralités sur le caractère
régional du programme avant de mettre l’accent sur l’exemple de la composante du Sénégal pour
mieux illustrer la dynamique de développement et de gestion pour le développement durable.
Avec une approche multisectorielle, la valorisation des zones arides repose sur les domaines
agricoles, de l’eau, des infrastructures et, enfin, le domaine de l’Environnement et de la gestion
de la biodiversité. L’Initiative GMV repose ainsi sur une synergie des actions d’atténuation des
effets de la désertification avec celles de mise en valeur des potentialités que renferment ces
zones.
L’objectif principal du programme est de contribuer à la lutte contre la désertification et la
mise en valeur des zones saharo-sahéliennes par une gestion durable des ressources
naturelles et la lutte contre la pauvreté.
Pour répondre à cet objectif global, le programme devra permettre de rencontrer les objectifs
spécifiques suivants :
Promotion d’activités agro-sylvo-pastorales génératrices de revenus et la satisfaction des
besoins des populations rurales (en produits ligneux et/ou non ligneux);
Conservation et valorisation de la biodiversité à travers la diversification de l’exploitation
durable des terres;
Amélioration de la séquestration de CO
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dans les végétaux et les sols par la mise en
œuvre de stratégies durables de restauration et conservation des sols;