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période 1990 - 2000 et que ce taux a doublé pour la période 2000 - 2005. La tendance est
similaire pour le taux de déforestation net ainsi que pour les taux bruts et nets de dégradation
forestière. Ces nouvelles estimations à l’échelle du bassin révèlent un doublement du taux de
changement du couvert forestier entre les deux périodes. Fort heureusement, cette augmentation
s’observe à la fois pour la déforestation/dégradation et pour la reforestation, attestant d’une
dynamique complexe du changement du couvert à l’échelle du bassin. Le tableau 7 présente les
taux de changement du couvert pour chaque pays du bassin. L’évolution de la déforestation brute
entre 1990 - 2000 et 2000 - 2005 est assez marquée en RDC, au Cameroun et au Congo, alors
qu’elle se stabilise au Gabon et en RCA. La déforestation nette diminue au Cameroun et au
Gabon, elle est stable à 0,6 % en RCA et elle augmente au Congo et en RDC.
Tableau 7. Les taux nationaux annuels de déforestation et de reforestation dans les zones de forêts
denses du bassin du Congo entre 1990 et 2000 et entre 2000 et 2005.
Le nombre d’échantillons analysés (n) et leur intervalle de confiance sont mentionnés pour
chaque pays
1990 - 2000
2000 - 2005
Pays
n
Déforestation
brute (%)
Reforestation
brute (%)
Déforestation
nette (%)
n
Déforestation
brute (%)
Reforestation
brute (%)
Déforestation
nette (%)
Cameroun
51
0,10 ± 0,05
0,02 ± 0,01
0,08
20
0,17 ± 0,14
0,14 ± 0,19
0,03
Congo
70
0,08 ± 0,03
0,04 ± 0,02
0,03
40
0,16 ± 0,06
0,08 ± 0.05
0,07
Gabon
58
0,08 ± 0,03
0,03 ± 0,01
0,05
12
0,07 ± 0,05
0,07 ± 0,07
0,00
Guinée
Équatoriale
(*)
8
0,13 ± 0,09
0,11 ± 0,18
0,02
0
RCA
26
0,09 ± 0,05
0,02 ± 0,02
0,06
23
0,10 ± 0,06
0,04 ± 0,05
0,06
RDC
334
0,15 ± 0,02
0,04 ± 0,01
0,11 242
0,32 ± 0,05
0,10 ± 0,03
0,22
Bassin
du Congo
547
0,13 ± 0,02
0,04 ± 0,01
0,09 337
0,26 ± 0,04
0,09 ± 0,02
0,17
(*) Pas de données suffisantes en Guinée Équatoriale pour la période 2000-2005, en raison de l’absence de données
satellitaires suffisantes due à la persistance du couvert nuageux.
Les taux annuels de dégradation et de régénération forestière pour chaque pays sont également
estimés (tableau 8). À l’échelle du bassin dans son ensemble, le taux annuel de dégradation est
passé de 0,05 % entre 1990 et 2000 à 0,09 % entre 2000 et 2005. Cette augmentation est surtout
due à l’évolution constatée en RDC, les taux de dégradation nets étant quasiment stables au
Cameroun, au Congo et en RCA entre les deux périodes. Rappelons cependant que cette
mesure quantifiée de la dégradation est uniquement basée sur les changements détectés au
niveau du couvert forestier (tel que défini à la figure 15) et pas sur une appréciation qualitative
(qui s’exprimerait par exemple par une modification de la composition des essences forestières).