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5. 13 Communication pour la promotion de connaissances et
comportements favorables à la conservation :
cas du programme de conservation de la Forêt
des Marais Tanoé-Ehy, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire
Inza KONE et al.
Inza KONE I
1, 2
., KABLAN A.Y
. 1,2
, MOUROUFIE K.V.
1,3
, GLEANOU K.E.1
,4
, ZADOU D.A
1, 4
.,
N’GUESSAN A.
1,2,
OUATTARA K.
1,2
, BENE K.J-C
1,5
1. Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire, 01 BP 1303 Abidjan 01, Email :
inza.kone@csrs.ci
2. UFR Biosciences de l’Université de Cocody, Abidjan
3. Institut d’Ethnosociologie de l’Université de Cocody, Abidjan
4. Institut des Sciences Anthropologiques et de Développement de l’Université de Cocody,
Abidjan
5. Université d’Abobo-Adjamé/URES Daloa
Introduction
Depuis l’apparition de la vie (environ 3,6 milliards d’années), les espèces se sont succédées à un
rythme lent au cours des temps géologiques. Cependant, l’on assiste depuis peu à une
accélération considérable des extinctions partout dans le monde, à un rythme beaucoup plus
rapide que celui de l’évolution créatrice de biodiversité (Frochot & Genay, 2006). Le taux
d’extinction est aujourd’hui 100 à 1000 fois plus élevé que le taux naturel; il serait de 5 % tous les
dix ans (Marty
et al
., 2005). Les menaces sont particulièrement importantes sous les tropiques où
les moyens dégagés pour la conservation sont rares (Dobson
et al
., 1997). Les causes de cette
perte de la biodiversité, pour la plupart liées aux activités humaines, ont conduit à une forte
diminution des populations d’animaux sauvages (Akumsi, 2003) parmi lesquelles on note une
large proportion d’espèces de primates non humains. En Côte d’Ivoire, la situation des primates
et d’autres espèces animales et leurs habitats est préoccupante, en particulier à l’est du Fleuve
Sassandra, là où se trouvent les plus grandes villes du pays et les meilleures infrastructures
routières. Dans cette région, la plupart des forêts ont été détruites sous l’effet combiné d’une
urbanisation mal contrôlée, de la construction de routes nationales et internationales, d’une
exploitation forestière de type minier et de la création de vastes plantations industrielles de
palmiers à huile, d’hévéa, de cacaoyers, d’ananas. Dans cette région, une forêt du domaine rural
fait figure d’exception : la Forêt des Marais Tanoé-Ehy. Cette forêt marécageuse de 12 000
hectares située dans l’angle sud-est de la Côte d’Ivoire est caractérisée par une faune
anthropoïdienne exceptionnelle. En effet, elle est considérée comme étant l’un des derniers
refuges pour trois sous-espèces de singes en danger critique d’extinction, figurant dans la liste
des primates les plus menacés au monde. Il s’agit du cercopithèque diane roloway
Cercopithecus