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Encadré 6. Problématique des implantations humaines dans les forêts classées de
Côte d’Ivoire. Quelles solutions durables?
Jonas IBO et Alain Serge KOUADIO
En 1993, la Société de Développement des Forêts (SODEFOR) a estimé à soixante mille
(60 000) le nombre d’exploitants agricoles occupant 30 % des forêts classées de Côte d’Ivoire.
La taille moyenne d’une famille rurale étant de 8 personnes, on peut estimer à près 500 000 le
nombre de ruraux vivant à l’intérieur des forêts classées de Côte d’Ivoire.
Or depuis les années 1970, l’État ivoirien, par le biais des services forestiers, a tenté, par des
méthodes répressives dites « opérations coups de poings », d’évacuer manu militari ces
agriculteurs infiltrés.
Par ailleurs, au cours des années 1990, la SODEOR a initié une approche novatrice dite de
cogestion en créant des Commissions Paysans-forêt destinées non seulement à susciter la
participation des populations rurales à la gestion des forêts classées, mais et surtout à les
convaincre pacifiquement de quitter les forêts.
Toutes ces expériences n’ont pas atteint les résultats escomptés et les forêts classées, dans
leur grande majorité, n’existent désormais que de nom (ivorian paper forests).
Jonas IBO,
Université d’Abobo-Adjamé,UFR des Sciences et Gestion de
l’Environnement,Abidjan, email :
ibojonas@yahoo.fr
Alain Serge KOUADIO,
Expert en Environnement et Sciences Sociales, Université d’Abobo-
Adjamé en Côte d’Ivoire,
kouadioal@hotmail.com