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GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – ROFIL NATIONAL – GUINÉE ÉQUATORIALE
FICHES SYNTHÈSE SUR LA GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LES ÉTATS
ET GOUVERNEMENTS MEMBRES DE LA FRANCOPHONIE
3.3 Échanges d’expériences à l’échelle internationale
La Guinée Équatoriale entretient des relations avec ses principaux partenaires, en particulier les
États-Unis et l’Union européenne, et participe aux activités de quelques organisations interna-
tionales, notamment les Nations Unies et l’OIF. Dans la perspective d’atteindre les Objectifs
du Millénaire pour le développement (OMD), le Gouvernement renforce progressivement sa
coopération avec ses partenaires techniques financiers. Dans ce cadre, en juin 2008, il a signé
un accord de service d’un montant de 10 millions de dollars US avec les Agences de l’ONU. Il
poursuit également le dialogue avec les autres partenaires en l’occurrence la Banque Africaine
de Développement, en vue d’un appui complémentaire à l’assistance technique des Agences de
l’ONU, notamment sous forme d’investissements requis en vue de l’atteinte des OMD.
3.4 Regroupement autour de stratégies communes au niveau régional
La RGE participe aux travaux de quelques organismes régionaux tels que la CEEAC, la
CEMAC, l’UA et le NEPAD.
3.5 Structure favorisant l’accès aux marchés internationaux
La participation du Gouvernement à la mise en œuvre des politiques d’intégration régionale au
sein de la CEEAC, de la CEMAC, de l’UA et du NEPAD, sa demande d’accession à l’OMC et
un accord de partenariat économique avec l’UE devraient favoriser l’accès du pays aux marchés
internationaux.
4. Prise en compte des parties prenantes
4.1 Existence ou mise en place de processus démocratiques
Plusieurs agences internationales appuient le processus de démocratisation en cours en RGE.
4.2 Concertations et partenariat avec les intervenants de la société civile
Non déterminé. En l’absence d’un véritable programme d’appui aux collectivités de base opé-
rationnel, l’on ne pourrait parler de décentralisation de l’administration et de gestion des pro-
grammes de développement par les élus locaux comme représentants des collectivités à la base,
en dépit de la volonté manifeste du Gouvernement de mettre en place des structures décentra-
lisées représentées par les Mairies dans les grandes villes et les Municipalités dans les grandes
agglomérations urbaines et péri urbaines (Équipe de Pays du Système des Nations Unies &
RGE, 2006).
4.3 Approche participative et transparente et implication des grands groupes,
tels que définis dans l’Agenda 21 de Rio, dans la prise de décision
Le pays souffre d’une faiblesse de son secteur privé national mais aussi d’une société civile au
stade embryonnaire. Les ONG et associations n’ont pas d’organisations faîtières susceptibles de
relayer leurs préoccupations auprès du Gouvernement. Elles n’ont pas de capacités techniques
et de capacités financières pour développer des activités viables. Les femmes qui constituent
plus de la moitié de la population n’ont pas accès dans les faits aux instances de décision du
pays (cf. nombre de parlementaires et de femmes au gouvernement). Enfin, la presse n’est pas
viable. Les journaux ne connaissent pas une parution régulière faute de ressources financières
suffisantes (Équipe de Pays du Système des Nations Unies & RGE, 2006).