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GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – ROFIL NATIONAL – MAROC
FICHES SYNTHÈSE SUR LA GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LES ÉTATS
ET GOUVERNEMENTS MEMBRES DE LA FRANCOPHONIE
National de lutte contre le réchauffement climatique a été élaboré en 2009 en tant qu’outil de
gouvernance concernant la question Changement climatique.
3.3 Échanges d’expériences à l’échelle internationale
L’appropriation des outils de mise en œuvre des conventions par les intervenants nationaux se
fait dans le cadre des plans d’action concernant lesdites conventions. À titre d’exemple, le Plan
National de lutte contre le réchauffement climatique a été élaboré en 2009 en tant qu’outil de
gouvernance concernant la question Changement climatique.
3.4 Regroupement autour de stratégies communes au niveau régional et
international
Investi dans la coopération Sud-Sud et sur le plan méditerranéen, le Maroc a largement contri-
bué aux processus de développement durable régionalisé, grâce notamment à sa participation
dans le cadre du Plan d’Action pour la Méditerranée (PAM) de sa représentation au sein de la
Commission Méditerranéenne de Développement Durable (CMDD), et de sa participation
dans l’adoption de la Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable (SMDD).
3.5 Structure favorisant l’accès aux marchés internationaux
Le Maroc a, très tôt opté, parallèlement au choix du pluralisme politique, pour une économie
libérale, ouverte sur le marché international. Il s’est engagé, au cours des années 80, dans un
programme d’ajustement structurel conséquent pour se mettre au niveau de la compétitivité
qu’exige cette ouverture.
Le Royaume du Maroc est lié par des accords de libre échange conclus avec l’Union Euro-
péenne, des pays Arabes (Tunisie, Égypte, Jordanie), la Turquie et récemment avec les États-
Unis d’Amérique. Son économie est fortement engagée dans un processus de transition où le
marché et l’initiative privée doivent constituer les principaux moteurs de la dynamique de la
croissance. Depuis les années 90, la politique de réforme du cadre juridique et institutionnel de
l’économie menée en vue d’améliorer le profil de la croissance ont donné lieu à un train de
mesures législatives et réglementaires qui ont notamment impulsé la libéralisation du com-
merce extérieur et l’alignement sur les normes internationales des statuts et de la gestion des
sociétés et du secteur financier. Une loi sur la concurrence et la liberté des prix s’inspirant des
normes en vigueur dans les pays européens ainsi qu’une charte nationale des PME et un code
du travail instituant une plus grande souplesse des rapports professionnels, visent à assurer aux
entreprises un environnement juridique, institutionnel et social incitatif et à favoriser l’emploi.
Dans le même ordre d’objectifs, la révision du cadre institutionnel des établissements et entre-
prises publics (EEP) a été poursuivie. Des secteurs monopolistiques tels que les télécommuni-
cations, la production d’électricité ou l’audiovisuel ont été libéralisés. Des organes de
régulation ont été mis en place pour veiller, notamment, au respect des règles de la concur-
rence. Dans le cadre de cette politique de repositionnement du rôle de l’État et de privatisa-
tion, d’importants EEP tels que l’Office National des Chemins de Fer, l’Office National des
Transports, l’Office de Développement et d’Exploitation des Ports et le Crédit Agricole sont
transformés en sociétés anonymes ou privatisés comme Maroc Télécom, Somaca (production
de voitures) ou la Régie des Tabacs.