GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – ROFIL NATIONAL – SAO TOMÉ ET PRINCIPE
391
FICHES SYNTHÈSE SUR LA GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LES ÉTATS
ET GOUVERNEMENTS MEMBRES DE LA FRANCOPHONIE
e. réaliser des enquêtes et des collectes de données et d’informations sur l’évolution de la
pauvreté ;
f. établir une base de données fiable, envisager une mise à jour périodique du profil de la
pauvreté du pays et réaliser des études sur ses différentes dimensions ;
g. élaborer des rapports périodiques sur le processus de mise en œuvre, de suivi et d’évalua-
tion.
L’Observatoire réunit des techniciens et des experts, les points focaux des ministères et des ins-
titutions responsables des actions sectorielles de la Stratégie, ainsi que les représentants de l’Ins-
titut National de la Statistique et des institutions responsables de la planification en
collaboration avec le Ministère de la planification et des finances.
5.2 Système d’indicateurs de suivi et d’évaluation
Des indicateurs de performance ont été identifiés pour chaque objectif du DSRP. L’Institut
National de la Statistique et l’Observatoire sur la réduction de la pauvreté fournissent les
intrants nécessaires (études, indicateurs) au suivi et à l’évaluation du DSRP.
5.3 Mécanisme de révision de la SNDD ou de son équivalent
Le DSRP de 2002 a été révisé en 2005 en mettant à contribution le mécanisme prévu pour sa
mise en œuvre, son suivi et son évaluation (voir section 5.1).
5.4 Procédure de revue par les pairs
Aucune revue par les pairs n’a été prévue.
5.5 Élaboration d’un rapport périodique des progrès en développement durable
Les progrès du pays en matière de développement durable font l’objet de rapports périodiques
(République démocratique de São Tomé et Principe et Agences des Nations Unies, 2004;
República Democrática de São Tomé e Príncipe, 2008).
5.6 Mécanisme de reddition de comptes interne ou externe
En matière de comptabilité nationale, on constate une faiblesse de l’appareil juridique et orga-
nisationnel d’encadrement du système qui oblige les institutions de l’État à produire des comp-
tes rendus d’activité et de l’exécution financière. Le manque de contrôle interne et de gestion
des dossiers dans le secteur public fait que le visa de la Cour de comptes est l’unique mécanisme
existant pour contrôler la dépense et les investissements publics. Des contrôles externes sont
cependant périodiquement effectués par les Institutions de Bretton Woods. Le pouvoir législa-
tif n’exerce pas ses prérogatives dans la gestion des finances publiques. Depuis 1991, la compta-
bilité générale de l’État n’est pas soumise à l’approbation de l’Assemblée nationale. Seules trois
sociétés publiques font l’objet d’audits externes réguliers (EMAE, Enaport et CST) (Républi-
que démocratique de São Tomé et Principe et Communauté européenne, 2008).