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GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – ROFIL NATIONAL – BURKINA FASO
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FICHES SYNTHÈSE SUR LA GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LES ÉTATS
ET GOUVERNEMENTS MEMBRES DE LA FRANCOPHONIE
3.5 Structure favorisant l’accès aux marchés internationaux
Le Burkina Faso, en tant qu’État membre de l’UEMOA, bénéficie des accords commerciaux
internationaux souscrits par cette organisation intergouvernementale. Un effort est en cours,
dans le domaine des changements climatiques, en vue d’attirer des investissements directs
étrangers liés aux crédits carbone. Le mécanisme MDP et le programme d’investissement fores-
tier en seront des exemples concrets.
4. Prise en compte des parties prenantes
4.1 Existence ou mise en place de processus démocratiques
Les différents paliers de la gouvernance du DD mis en place confient à l’ensemble des acteurs
des responsabilités communes et partagées, ce qui permet de mettre à contribution toutes les
compétences dans la recherche d’un DD. Des attributions d’ordre politique, économique,
social et administratif sont dévolues au niveau national, régional, provincial, communal et vil-
lageois.
Toutes les sphères de décision s’appuient sur les acteurs à la base dans la définition et l’exécu-
tion des politiques, plans, programmes et projets de développement (Burkina Faso, 2010b).
4.2 Concertations et partenariat avec les intervenants de la société civile
Les interactions infranationales et supranationales ont été facilitées entre autres par différentes
situations dont le système coutumier de répartition des pouvoirs, le contexte de l’État de droit
(la constitution donnant le droit à tout citoyen de participer à la gestion des affaires de l’État et
de la société) et la pluralité ethnique des populations (60 ethnies) qui incite à un sentiment de
responsabilisation. En outre, la répartition des paliers de décision au niveau des acteurs concer-
nés a permis de mettre en synergie les questions économiques, sociales et environnementales.
Par exemple, des stratégies, plans et programmes intersectoriels sont élaborés et appliqués aux
échelles nationale et régionale, permettant aux acteurs de concentrer leurs efforts sur les mêmes
cibles (Burkina Faso, 2010b).
4.3 Approche participative et transparente et implication des grands groupes,
tels que définis dans l’Agenda 21 de Rio, dans la prise de décision
Depuis les années 1990, l’approche participative est une décision nationale au Burkina Faso.
Ainsi tout programme, projet de développement aussi bien au niveau national, régional, pro-
vincial et local doit faire l’objet d’une participation de toutes les parties prenantes sous formes
de réunion, de concertation, de séminaires, d’assises et de forum (Burkina Faso, 2010b).
On peut citer par exemple :
• les journées nationales du paysan présidées par le Président du pays ;
• les sessions du conseil économique et social ;
• les conférences du CONEDD.
Cette démarche participative et partenariale est pratiquée dans l’élaboration des politiques, des
stratégies, des programmes et des projets de développement.
Outre les consultations sectorielles des différents segments de la société, les décisions d’impor-
tance nationale sont prises à travers des ateliers ou des assises nationales comme ce fut le cas lors
de la restitution de l’évaluation du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), de
la vision Burkina 2025 et de la SCADD.