Sommaire
P o i n t s d e r e p è r e
3
de la démarche de développement durable, la connectivité qui s’illustre par les
liens fonctionnels aux niveaux institutionnel et systémique et l’autonomisa-
tion se traduisant par le renforcement des capacités à tous les niveaux.
L’analyse des fiches révèle que :
• Les États membres de la Francophonie abordent le DD de diffé-
rentes façons : certains l’ont inscrit dans la loi ou l’ont intégré à leur
Constitution, certains ont des stratégies formelles telles qu’une stra-
tégie nationale de développement durable (SNDD), d’autres ont des
stratégies sectorielles comme les stratégies de réduction de la pauvreté
(SRP). Les gestionnaires ont donc à leur disposition une panoplie
d’outils potentiels plus ou moins adaptés ou appropriés.
• Dans bien des pays, la démarche est formellement appuyée par les plus
hautes autorités de l’État, une approche qui favorise l’engagement à
long terme de toutes les couches de la société et de tous les ministères.
• Parmi les approches documentées, l’intégration des principes de DD
dans la Constitution ou dans la législation nationale semble une voie
qui favorise l’implication du gouvernement et de la population à travers
toutes les parties prenantes.
• Même si l’on constate un effort d’intégration des différentes dimen-
sions du DD dans la stratégie d’implantation, la coordination de la
démarche de DD est assez souvent confiée au ministre responsable
de l’environnement, ce qui reflète que le DD est encore trop souvent
perçu comme une écologisation des pratiques administratives plutôt
qu’une prise en compte effective des dimensions sociale, économique,
environnementale, éthique et culturelle du DD dans la prise de déci-
sion. Dans la majeure partie des États et Gouvernements membres, la
dimension culturelle ne figure pas dans la définition du DD.
• Un manque d’arrimage est constaté entre la planification stratégique
du DD et le processus de planification budgétaire national. Certains
États ont des budgets spécifiques consacrés au DD, mais d’autres ont
choisi plutôt de financer la démarche à travers le budget national habi-
tuel, ce qui semble une voie d’avenir.
• Le financement des stratégies de DD de la majorité des pays en déve-
loppement dépend pour une bonne part de l’aide internationale.
Celle-ci devrait être assujettie aux objectifs nationaux de DD, ce qui
est loin d’être le cas des pratiques actuelles des bailleurs de fonds. La
synergie intersectorielle est autant nécessaire à l’échelle des conven-
tions internationales qu’au niveau national où elle a besoin d’être
renforcée.