Chapitre 3 – Résultats
P o i n t s d e r e p è r e
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2.4
Prise en compte de la biodiversité, des changements clima-
tiques, de la croissance démographique et de la gestion du territoire et
des ressources naturelles dans le processus de planification stratégique
du gouvernement
L’érosion de la biodiversité, les changements climatiques, la croissance
démographique et la gestion du territoire et des ressources naturelles sont des
enjeux incontournables reconnus au plan international. Il est primordial que
ces enjeux soient pris en compte dans le processus de planification stratégique
du gouvernement.
La prise en compte de ces enjeux dans les SNDD et les stratégies de
réduction de la pauvreté des États membres de la Francophonie est relative-
ment élevée : 79-80 % des États membres prennent en compte la biodiversité
et les changements climatiques dans leur démarche de DD. Cette proportion
est de 63-64 % pour la croissance démographique, la gestion du territoire et
des ressources naturelles.
2.5
Existence d'un plan de gestion des catastrophes et sinistres
En vertu du principe 18 de la Déclaration de Rio, les États doivent noti-
fier immédiatement aux autres États toute catastrophe naturelle ou toute autre
situation d'urgence qui risque d'avoir des effets néfastes soudains sur l'envi-
ronnement de ces derniers. La communauté internationale doit faire tout son
possible pour aider les États sinistrés. L’application de ce principe est facilitée
par l’adoption et la mise en place d’un plan national de gestion des catas-
trophes et sinistres.
Le renforcement de la résilience face aux catastrophes doit être à l'avant-
garde du développement durable. Ce sujet prendra de plus en plus d’impor-
tance en regard de l'urbanisation continue, des modes de développement et
d'utilisation non durables des ressources et de l'évolution du climat vers une
augmentation de l’occurrence d’évènements extrêmes. La résilience face aux
catastrophes naturelles peut être améliorée en s'attaquant aux facteurs sous-
jacents qui contribuent à la vulnérabilité (à savoir, la pauvreté, l’inégalité et la
dégradation de l'environnement), en se préparant à y faire face et en adoptant
des mesures de réduction de leurs impacts potentiels. Le développement éco-
nomique ne peut à lui seul abaisser le niveau de vulnérabilité ou de risque,
alors que les dommages causés par les catastrophes dans le contexte du chan-
gement climatique et d’un développement non durable menacent les acquis
en matière de développement, particulièrement parmi les populations les plus
vulnérables. Intégrer la résilience dans la planification du développement
durable permet aux populations de mieux atténuer les risques, à se préparer et
à réagir aux catastrophes. Les acteurs locaux doivent être activement engagés
dans la réduction des risques, la gestion de crise et l’élaboration de plans de