La gouvernance du développement durable dans la Francophonie
P o i n t s d e r e p è r e
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multilatéraux sur l’environnement prévoient l’adoption par les pays signataires
d’une stratégie de mise en œuvre qui définit les modalités stratégiques et opé-
rationnelles de leur exécution.
La grande majorité des pays membres de la Francophonie ont signé les
principales conventions liées au développement durable et adopté les straté-
gies et plans d’action prévus. Dans bien des cas, la mise en œuvre des conven-
tions liées au DD se fait avec la contribution des différentes parties prenantes,
sous la coordination de comités mis en place pour chaque convention, mais les
efforts de mise en œuvre des conventions demeurent insuffisants et doivent
se poursuivre.
À Sainte-Lucie, des comités intersectoriels ont pour tâche de surveiller les
diverses conventions et accords environnementaux multilatéraux. Ces comités
regroupent souvent les mêmes personnes, ce qui a pour avantage de faciliter la
synergie dans la mise en œuvre de ces engagements.
À Sao Tomé & Principe, le Gouvernement a prévu que le suivi et l’éva-
luation de la mise en œuvre des plans d’action associés aux conventions
environnementales soient effectués par un forum participatif réunissant des
représentants de la population, de la société civile et du secteur privé.
Les Seychelles participent depuis 2005 au projet pilote du PNUE et
de l’UICN visant la mise en œuvre cohérente des conventions reliées à la
biodiversité.
Les pays membres de l’Union européenne ont pour la plupart signé la
Convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au
processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement. Ils
doivent aussi s’arrimer aux politiques et stratégies européennes mises en place
dans la foulée des grandes conventions internationales.
3.3
Échanges d'expériences à l’échelle internationale
Le partage d’expériences en matière de développement durable sur la
scène internationale contribue à mettre en valeur les pratiques exemplaires,
les réalisations originales et les succès tout en identifiant les faiblesses et les
lacunes des initiatives moins réussies. Ces échanges contribuent au dévelop-
pement d’un corps de pratiques dans un domaine en constante innovation.
Les États membres de la Francophonie accordent une grande importance
à ces échanges. Plus de 77 % d’entre eux mentionnent spécifiquement leur
appartenance à diverses organisations internationales impliquées dans la pro-
motion du développement durable telles que l’ONU, l’OIF/IEPF, l’OCDE
ou l’UICN.