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La conjugaison de tous ces phénomènes a justifié la recherche d’une intégration véritable du
sous-secteur forestier dans la planification nationale d’un développement rural durable basé sur
une gestion rationnelle et intégrée des ressources naturelles.
Géographie et climat
La zone Sahélo-Sahélienne est principalement constituée de savanes et de steppes et s’étend de
l’Océan Atlantique à la Corne de l’Afrique. Les précipitations dans la zone sont inférieures à
400 mm par an. La pluviométrie se caractérise par une grande variation interannuelle et d’une
décennie à l’autre. Les obstacles les plus importants sont ceux liés à l’eau et à la fertilité des sols.
Les études menées sur la structure du climat à long terme montrent qu’alors que les sécheresses
sont régulières dans la zone depuis au moins 2500 ans, celles enregistrées ces dernières années
ont une périodicité et une durée qui se sont accrues. Les archives montrent aussi que les
précipitations annuelles ont baissé et que les sables du Sahara se sont déplacés sur 100 km au
Sud, à l’intérieur de la zone.
Économie
L’économie de la zone sahélo-saharienne repose essentiellement sur l’agriculture l’élevage et les
ressources forestières. La rareté physique de l’eau est la caractéristique commune de la majorité
de la zone. Les pressions démographiques, l’exploitation des zones fertiles comme pâturages
dans la zone, associées à l’absence de bonnes alternatives technologiques spécifiques à la zone
pour soutenir la production agricole et l’élevage conduisent actuellement à une baisse
vertigineuse de la production agricole et animalière, à l’accentuation de l’insécurité alimentaire, à
la pauvreté et à l’épuisement des ressources naturelles.
Sous secteur Agriculture
Les deux caractéristiques fondamentales qui définissent l’agriculture de la zone sahélo-
saharienne sont :
la pluviométrie limitée et variable qui décroît en quantité et en prévisibilité du Sud au Nord
de la zone;
le faible rendement et la fragilité des sols manquant particulièrement de phosphate et
d’azote. Ces caractéristiques s’allient à de nombreux facteurs économiques, institutionnels
et socioculturels pour avoir une incidence négative sur la production et la productivité
agricole.
Devant l’importance du secteur agricole dans la relance économique des pays, il existe de
sérieuses difficultés socio-économique et de graves déficits qui perturbent les possibilités d’une
croissance réelle apte à asseoir un développement durable.
Les tentatives de relance de l’agriculture par la restauration de la fertilité des sols se sont
heurtées, dans des pays comme le Sénégal, aux réalités de production agricole, au manque