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5. 3 Gestion durable des ressources naturelles et participation
locale
Nathalie RIZZOTTI
Nathalie RIZZOTTI,
Coordinatrice de la Chaire de l’UNESCO « Technologies pour un
développement durable », Unité de coopération, EPFL. Lausanne,
nathalie.rizzotti@epfl.ch
Le contexte international des années 90 permet le renforcement des partenariats entre les
agences de conservation et les populations locales, favorisant une nouvelle approche de la
conservation des ressources appelée « projets communautaires de conservation ». Cette
approche envisage des modalités de gestion variables et notamment l’établissement d’un statut
institutionnel formel pour des zones où la gestion est assurée par les communautés elles-mêmes.
La gestion en commun des ressources naturelles part du constat que les communautés locales
peuvent être mieux à même que le marché ou le gouvernement de gérer les ressources
naturelles. Ce contrôle local doit conduire à une relation plus respectueuse ou plus
durable
de
l’environnement. L’exclusion des groupes marginalisés diminuerait et la pauvreté serait réduite
grâce à une plus grande solidarité de proximité (O. De Sardan, 1998).
On assiste ainsi à une remise en cause des approches scientifiques d’une vision essentiellement
naturaliste de la conservation et à une prise en compte de l’économie et des sociétés, mais aussi
d’une vision étatique et centralisatrice vers la reconnaissance du rôle des populations locales
(P. Von Griethuysen, 2005). Aux « trois piliers » du développement durable s’ajoute donc une
idée forte : celle de la
participation de l’ensemble des parties prenantes
impliquées dans la
mise en œuvre des politiques ceci avec l’objectif d’inclure la société civile au sens large
notamment les populations locales. Dès lors, la Banque mondiale souligne que le développement
durable ne peut se faire sans les populations (Groupe Banque Mondiale, 1998). Désormais on
parlera de gouvernance locale et de décentralisation des pouvoirs.