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Figure 1. Eléments constitutifs de décentralisation
(Tiré de DDC « Décentralisation et gouvernance locale », 2007)
Mais qu’est-ce qu’une bonne gouvernance locale pour une gestion durable?
Selon le Nadel (2006),
la gouvernance locale
consiste en un ensemble d’institutions, de
mécanismes et de processus qui permettent aux citoyens et aux groupements de citoyens
d’exprimer leurs intérêts et leurs besoins, de régler leurs différends et d’exercer leurs droits et
obligations à l’échelon local. Une bonne gouvernance locale est fondée sur plusieurs piliers : la
participation citoyenne, des partenariats entre des acteurs-clés à l’échelon local, la compétence
transdisciplinaire des acteurs locaux, des sources d’information multiples, des institutions de
redevabilité et une orientation en priorité en faveur des pauvres (PNUD 2004). Elle cherche à
inclure les multiples relations formelles et informelles qui prévalent entre les différents acteurs du
développement (par ex. l’autorité locale, le secteur privé, les associations, les bureaux
déconcentrés, les organisations de la société civile) et qui façonnent et influencent le rendement
et l’efficacité des systèmes administratifs et politiques à l’échelon local et régional. L’appui aux
processus de gouvernance nationale et l’appui à la gouvernance locale présentent de fortes
synergies et de nombreux points communs. Pour renforcer les processus de gouvernance locale,
il est dès lors indispensable de travailler avec des principes de gouvernance à l’échelon local
(Nadel, 2006).
Plus spécifiquement
la bonne gouvernance des ressources naturelles
(Helvetas, 2009) se
réfère à la participation des populations locales dans les décisions et la gestion des ressources
naturelles qu’ils utilisent d’une manière durable et en partenariat avec d’autres acteurs
(gouvernement, secteur privé, ONG…). Le type d’arrangement peut varier, mais doit être
équitable, transparent et basé sur une responsabilisation mutuelle, suivant les principes de bonne