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Degnbol : « Au lieu d’aborder le problème de comment transférer l’autorité d’instance
gouvernementale centrale à des équipes de gouvernance locales et des structures
gouvernementales aux populations rurales, les projets concentrèrent leurs actions sur comment
assurer une mise en œuvre de schémas préconçus ». Un contrat est indispensable pour
transférer la légitimité de la gestion locale aux communautés. Il faut remettre en cause l’approche
participative « source de tant d’ambigüité et paravent de tant de discours ne proposant aux
acteurs locaux qu’un strapontin celui d’exécutant sans pouvoir de décision ».
Pour Laffitte, il faut la reconnaissance officielle des groupements par les administrations et les
agences d’aide. Or, même si le discours politique est favorable à la responsabilisation des
populations, les États sont méfiants vis-à-vis des organisations de base qui prennent leur
responsabilité. Ces groupements devraient pouvoir se faire reconnaitre comme un nouvel
interlocuteur de poids auprès des autorités et leur permettre de participer à des instances de
décisions telles que des planifications régionales.
Elles doivent pouvoir communiquer avec le
niveau régional, national et même international et conduire à terme à des changements
politiques.
Synthèse et recommandations
Afin de permettre une bonne gouvernance locale des forêts :
« la communauté » ne peut pas être l’unique responsable de la gestion. Une co-gestion
implique que les responsabilités et les devoirs de chacun soient définis et validés par une
structure étatique et officielle ceci afin de transférer la légitimité de la gestion aux
communautés.
Des informations sur l’état de la ressource : inventaire et monitoring et des outils de
planification permettant une connaissance du milieu et les actions à entreprendre.
L’adaptation des droits d’usage doit se faire en fonction des connaissances de terrain en se
basant sur le besoin de renouvellement de la ressource et manière équitable et justifiée
(pour les produits ligneux et non ligneux). Ces données permettront la définition des textes
d’application, de règlements, de quotas et d’outils de suivi-évaluation. Un plan de gestion
doit être développé et les données doivent permettre des prises de décisions informées en
définissant notamment des quotas d’utilisation de la ressource. La définition des droits
d’usage se fait en collaboration avec le niveau régional et national.
Développer des politiques clairement définies et une législation qui permette de valider et de
soutenir les différents arrangements de collaboration et le type de participation choisie. Les
politiques doivent déléguer un nombre de droits et de responsabilités à la population locale,
aux élus locaux et aux administrations étatiques locales. Leurs rôles respectifs et
responsabilités sont clairement définis d’une manière qui promeut leur responsabilisation
mutuelle et le renforcement de leur collaboration.