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relativement aux diverses ressources. Cette cogestion peut s’adapter en fonction des besoins de
l’écosystème et des utilisateurs. Tyler insiste pour que les initiatives locales ne tournent pas le
dos à l’État. Il rappelle le rôle crucial des gouvernements, que ce soit pour fournir le soutien
technique voulu, pour faire respecter les règles de gestion locales, ou pour prévenir de nouveaux
conflits et contrôler une dégradation accrue de l’environnement. Van Griethuysen (2005) ajoute
que les États sont souvent peu enclins à favoriser un renforcement des droits des communautés
locales envers les ressources à moins que ce renforcement ne soit lui-même à l’origine de
nouvelles recettes, l’État s’efforçant de répondre aux contraintes de rentabilité imposées par le
contexte économique basé sur la logique de propriété.
Le principe de gestion en commun implique comme on l’a vu, la participation des populations
locales; or la « gouvernance participative » peut aussi recouvrir plusieurs réalités.
La gestion en commun s’appuie sur le principe de participation des couches les plus basses.
Cependant, il existe une multitude de formes de gestion participatives donnant elles aussi
un ensemble d’arrangements institutionnels possibles
. La participation passive se
caractérise par un processus de consultation sous forme de recueil des opinions, les populations
sont dans ce cas souvent informées des projets via des relais. Le projet est présenté aux
populations par les élus, ou les systèmes de chefferie, il s’agit le plus souvent de convaincre les
populations du bienfait du projet. La participation active, elle, suppose que des représentants des
populations participent à l’élaboration et à l’exécution des projets. Enfin, la participation
responsable s’appuie sur l’autonomie des acteurs locaux qui vont bénéficier d’un transfert
d’autorité dans la gestion des ressources. Les projets sont alors bâtis sur un partenariat entre le
gouvernement et les populations locales. Cependant, il n’y a toujours pas de garantie donnée sur
le mode d’attribution du pouvoir de représentation. Pour Ballet (2007), il faut entendre par
participation de la population locale «
l’utilisation de mécanismes et de règles au niveau local
relayés par des autorités locales dont la légitimité reste une question ouverte ».
Pour Le Roy (1996), il faudrait opposer participation et gestion autonome. La gestion autonome
se définit comme un processus par lequel un groupe ou une communauté décide de résoudre ses
problèmes en comptant d’abord sur ses propres forces pour prendre en charge son
développement.
Les projets participatifs, symbole de l’action concrète à la base, sont des projets d’aménagement
débouchant sur des schémas définissant les droits et obligations des populations locales dans le
cadre d’un contrat entre les populations et les agences de développement. Ils ont souvent une
vision et intervention uniquement locale. Pour Le Roy (1996), ils ont illustré des modes
d’intervention qui, sous couvert de participation et d’autonomie, réduisaient les populations au
simple rôle de relais et d’exécutants. Les experts incitaient les populations à se responsabiliser
en prenant en main leur développement, leur enlevaient toute possibilité de décision et légitimité.
Pour la gestion du terroir, l’objectif est global au niveau du local. Il s’agit d’aborder simultanément
tous les aspects de la vie et des activités des populations du terroir. Le Roy cite Tove