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5. 5 Formation et renforcement des capacités
Alain Serge KOUADIO
Alain Serge KOUADIO,
Expert en Environnement et Sciences Sociales, Université d’Abobo-
Adjamé en Côte d’Ivoire,
kouadioal@hotmail.com
Introduction
Au cours des années 1990, de nombreux pays ont adopté des nouveaux objectifs de
développement forestier. Les processus de réforme politique se sont déroulés dans un contexte
dominé, au niveau international, par l’émergence du concept de « développement durable » et
l’organisation de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement
durable. L’exploitation forestière devrait se faire désormais en respectant le principe de durabilité
de la forêt; l’objectif étant de maintenir et d’améliorer l’aptitude de la forêt à remplir au mieux
l’ensemble de ses fonctions écologiques, économiques et sociales, en préservant toutes ses
potentialités pour les générations futures (Anon, 1998; Anon, 2000). Pour ce faire, les ressources
et les terres forestières doivent être gérées d’une façon écologiquement viable afin de répondre
aux besoins sociaux, économiques, écologiques, culturels et spirituels des générations actuelles
et futures (Nair, 2003).
Suite à ces nouvelles orientations, l’avenir de la forêt ne devrait pas relever de la seule
compétence des « forestiers », mais de toutes les parties prenantes (Bedel J., 2001). Par parties
prenantes, on entend l’ensemble des acteurs individuels ou collectifs concernés par une décision
ou un projet. Ils peuvent être des individus, des communautés, des groupes sociaux ou des
organisations gouvernementales ou non gouvernementales, etc.
Par exemple, les parties prenantes d’une politique forestière peuvent inclure des personnes qui
vivent à l’intérieur ou à proximité des forêts concernées, les personnes qui vivent à distance, mais
qui utilisent ces forêts, des colons venus des autres régions du pays ou de l’étranger, des
travailleurs, de petits exploitants, des agents forestiers, des responsables de compagnie de bois
d’œuvre, des écologistes, des politiciens, des fonctionnaires, des citoyens nationaux, des
consommateurs, des autorités forestières, des agences de l’administration centrale, des agences
des autorités locales, des ONG nationales, des universitaires et des chercheurs, des bailleurs de
fonds, des consultants, des ONG internationales, des organisations communautaires et des
éléments du grand public. Toutes ces personnes ou organisations, si leurs intérêts envers les
forêts sont légitimes, devraient d’une manière ou d’une autre, être impliquées dans l’élaboration
et la mise en œuvre de la politique qui affecte les forêts.
Tous ces acteurs ne sont au même niveau d’information, d’éducation, de sensibilisation et de
capacité pour une gestion intégrée, participative et efficiente de la forêt. À cet effet, le programme