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•
créer, dans chaque école, des scieries, des ateliers de travail du bois, des fabriques de
mobilier et autres, sous la direction des administrateurs, pour compléter l’enseignement,
effectuer des recherches en matière de vulgarisation et de production et assurer des
revenus supplémentaires aux établissements. Ces expériences devront, chaque fois que
possible, être autofinancées voire lucratives (voir à ce sujet l’étude de cas de P. Triboulot au
chapitre 4);
•
utiliser les écoles comme centres d’évaluation qualitative des produits forestiers brevetés;
•
faire des écoles des centres de recherche nationaux.
La mise en place de mécanismes endogènes de financement venant en complément aux
mécanismes mondiaux s’avère nécessaire et urgente.
Nécessité de renforcer la coopération régionale dans l’enseignement forestier notamment
en Afrique afin de favoriser une utilisation plus efficace des capacités de formation
disponibles.
La faiblesse relative des moyens matériels, humains et financiers observée dans certains pays
recommande de mutualiser, au niveau régional ou sous-régional, les potentialités de chaque pays
pour une formation et une information plus efficientes des acteurs du secteur forestier. Il s’agira,
pour ce faire, de :
•
renforcer la performance des institutions de formation à vocation régionale déjà existantes;
•
encourager la création d’institutions de formation à vocation régionale dans les zones où
elles n’existent pas;
•
développer une stratégie régionale en matière de formation continue.
Les institutions bilatérales et multilatérales doivent continuer à soutenir les pays à atteindre ces
objectifs.
Conclusion
La plupart des problèmes auxquels sont confrontées la foresterie et par conséquent l’éducation
forestière sont symptomatiques de changements sociaux, économiques et technologiques plus
généraux, qui semblent s’accélérer rapidement. Un grand nombre de concepts et d’approches
appropriés depuis le début de la révolution industrielle seront probablement dépassés, de même
que les institutions apparues durant cette période. La question est de savoir dans quelle mesure
ces institutions peuvent être de bons agents du changement et si elles sont capables d’évoluer.
Les approches différenciées qui convenaient lorsque le rythme de changement était lent perdront
probablement leur efficacité.