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GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – ROFIL NATIONAL – HAÏTI
FICHES SYNTHÈSE SUR LA GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LES ÉTATS
ET GOUVERNEMENTS MEMBRES DE LA FRANCOPHONIE
naux, les représentants des thématiques transversales ou spécifiques et surtout les groupes
sociaux les plus vulnérables y ont participé activement. La deuxième phase du processus (phase
de participation) a été réalisée sur une base thématique dans les communes, les départements et
au niveau national en vue de favoriser le consensus le plus large autour de ce document straté-
gique. Cette phase a accueilli plus de 3000 participants venus de différents secteurs, ONG,
gens d’affaires, acteurs étatiques, coopératives, universités, institutions financières, associations
paysannes de producteurs et artistes. (République d’Haïti, 2007)
4.3 Approche participative et transparente et implication des grands groupes,
tels que définis dans l’Agenda 21 de Rio, dans la prise de décision
Le processus participatif retenu a été défini en fonction des expériences antérieures de participa-
tion en Haïti, des leçons apprises et des recommandations des ateliers d’information et de for-
mation réalisés durant le processus d’élaboration du DSRP intérimaire en 2005. Il a été conduit
à travers un ensemble de réunions, rencontres, séminaires, ateliers et forums réalisés à tous les
niveaux : sectoriel, local, départemental et national dans le but d’assurer la plus large participa-
tion possible des divers partenaires. Ces partenaires, particulièrement les pauvres eux-mêmes,
incluent les groupes vulnérables, les groupes organisés de la société civile : presse, syndicats, coo-
pératives, associations professionnelles, chambres de commerce et d’industrie, droits humains,
femmes, jeunesse, etc., le secteur formel et informel des affaires, les administrations centrales,
déconcentrées et décentralisées de l’État, les institutions indépendantes de l’État, les universités,
les ONG, les parlementaires, les élus locaux, les organisations et/ou associations de base, les
agences d’aide ou de coopération multilatérale et bilatérale, etc. (République d’Haïti, 2007)
5. Suivi et évaluation continue
5.1 Dispositif de pilotage, de suivi et d’évaluation du développement durable
Le président de la République patronne une Commission nationale des investissements qui sert
d’instrument permettant à la présidence d’exercer son droit de regard sur le déploiement de sa
vision du développement par la voie du DSNCRP et dans la ligne définie par les grands chan-
tiers. Cette commission permet en particulier au chef de l’État de se faire une idée claire de la
mise en application des priorités de développement et de la rentabilité des produits obtenus,
c’est-à-dire de ce qu’il faut faire comme application de la vision du développement et de ses
impacts sur la compétitivité des ressources humaines, l’évolution des grands chantiers, les con-
ditions de vie des ménages et sur la croissance. Le président de la République prendrait alors les
mesures correctives qui s’imposent. Le Premier ministre, pour sa part, préside les travaux d’un
Comité d’arbitrage des priorités dont la fonction est de bien orienter les investissements publics
en vue d’atteindre les objectifs de développement fixés dans le DSNCRP. Le Premier Ministre
agit au sein de ce comité à travers la Cellule de coordination de suivi des politiques publiques et
la Cellule des affaires budgétaires (République d’Haïti, 2007).
5.2 Système d’indicateurs de suivi et d’évaluation
L’évaluation du DSNCRP s’est faite en deux temps, une première à mi-parcours et une
seconde ex post. L’évaluation à mi-parcours a permis d’apprécier le niveau de progression vers
les objectifs fixés et comment contribuer à une adaptation, une amélioration ou à une modifi-
cation des actions prioritaires retenues dans le DSNCRP. L’évaluation finale (publiée en avril
2011) se focalise sur l’appréciation des impacts globaux du DSNCRP. Soulignons qu’une éva-
luation annuelle du DSNCRP ainsi qu’un suivi régulier des actions sectorielles sont réalisés