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La gouvernance du développement durable dans la Francophonie
P o i n t s d e r e p è r e
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Le choix d’un tableau de bord de huit indicateurs documentés par des
tierces parties indépendantes et crédibles a aussi permis de tirer quelques
conclusions intéressantes :
• Les États de la Francophonie se situent tout au long du spectre de
chacun des indicateurs, mais sont plus souvent représentés dans la
portion inférieure que dans la portion supérieure des indicateurs. Cela
conduit à suggérer que des efforts structurés de collaboration inter-
francophone soient engagés en complément des actions nationales
pour améliorer les performances des États, en ciblant, au premier chef,
les moins avancés en termes d’IDH.
• L’analyse ne comporte pas d’indicateurs couvrant la dimension cultu-
relle du développement durable, de tels indicateurs ne semblant pas
documentés à l’échelle internationale, malgré des réflexions entre-
prises par plusieurs parties sur ce sujet
89
. La Francophonie, si elle veut
continuer de promouvoir la dimension culturelle dans sa définition
du développement durable, devrait sans faute se concentrer sur le
développement de tels indicateurs à l’échelle nationale et internatio-
nale. Cet effort pourrait être complémentaire à l’objectif du Sommet
Rio+20 de développer des indicateurs universels de développement
durable. La Francophonie pourrait, par exemple, mettre en place, au
sortir de Rio+20, un groupe de travail chargé de mettre au point, en
liaison avec l’UNESCO, des indicateurs spécifiques pour cerner les
efforts dans la prise en compte et le développement de la diversité
culturelle dans les stratégies de développement durable.
• La grande diversité des situations nationales, géographiques, poli-
tiques, économiques et démographiques des États membres met en
lumière la difficulté pour certains indicateurs de capturer la réalité du
développement durable dans tous les pays. Ainsi, dans les limites infé-
rieures et supérieures de certains indicateurs (p. ex. PIB, coefficient de
Gini), l’interprétation des données ne permet pas de faire des com-
paraisons réalistes de la situation entre les États. Si la Francophonie
décidait de publier un tableau de bord d’indicateurs pour ses États et
Gouvernements membres, il faudrait mettre en évidence des limites de
manière à favoriser une bonne interprétation des résultats.
89. Voir par exemple :