P o i n t s d e r e p è r e
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C H A P I T R E 1
La participation citoyenne
L
a demande pour la participation citoyenne
croît à travers le monde.
La société civile est de plus en plus informée, mieux organisée et plus exi-
geante en raison d’une plus grande conscientisation face aux grands enjeux pla-
nétaires et d’un intérêt manifeste à maintenir, voire améliorer sa qualité de vie et
celle des générations futures. Une certaine perte de confiance, tant envers l’ad-
ministration publique pour gérer efficacement le développement qu’envers les
élus pour bien représenter les intérêts de leurs commettants, explique également
cette volonté de participer à la prise de décision. L’implication des personnes
vise alors à pallier les limites de la démocratie représentative en encourageant
une forme de démocratie participative ou délibérative. Elle est essentielle à une
bonne gouvernance et peut renforcer les capacités des communautés locales
(
André
et al.
, 2006).
Ce chapitre rappelle ce qu’est la participation citoyenne et la participa-
tion publique en soi dans le contexte de l’évaluation environnementale. Il
explore ensuite les règles de bonnes pratiques pour conclure sur le contexte
de participation en Afrique francophone.
Ce qu’est la participation citoyenne
La participation citoyenne peut se définir comme un processus d’engagement
obligatoire ou volontaire de personnes ordinaires, agissant seules ou au sein
d’une organisation, en vue d’influer sur une décision portant sur des choix
significatifs qui toucheront leur communauté. Cette participation peut avoir
lieu ou non dans un cadre institutionnalisé et être organisée sous l’initiative
des membres de la société civile (e. g. recours collectif, manifestation, comités
de citoyens) ou des décideurs (e. g. référendum, commission parlementaire,
médiation). (
André
et al., 2012)