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mot du directeur
Les experts estiment qu’environ 24 % des terres exploitables de la planète sont
dégradées. D’ici à 2025, près de 1,8 milliard de personnes pourraient vivre
dans des pays ou des régions en manque absolu d’eau. La lutte contre la
Jean-Pierre Ndoutoum désertification et les questions connexes comme la sécheresse et la sécurité
directeur de l’institut alimentaire sont donc loin d’être des enjeux dépassés. La Francophonie n’est
pas épargnée par la dégradation des terres et les questions de sécheresse et
de la Francophonie pour
le développement durable s’investit dans la lutte contre la désertification. Plusieurs États membres de la
Francophonie concernés sont en effet Parties prenantes au processus de négo -
ciation et de mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur la lutte
contre la désertification.
Il y a deux ans lors de la 12 session de la Conférence des Parties à la Conven -
e
tion (CdP12) tenue à Ankara en Turquie, avec le soutien de l’IFDD et de ses
partenaires, les États francophones Parties ont marqué le coup en organisant
une concertation sur le concept de la neutralité en matière de dégradation
des terres et les moyens pour mettre en œuvre la Convention au sein de
l’espace francophone. Il me semble important de souligner également que
lors du segment de haut niveau de la CdP12 à Ankara, toutes les Parties
mobilisées ont débattu de thématiques importantes (du débat international
aux initiatives locales ; l’adaptation à la sécheresse ; l’adaptation aux change-
ments climatiques fondée sur la gestion des terres), dans le but de stimuler la
participation de toutes les parties prenantes aux processus de mise en œuvre
de la Convention.
La communauté scientifique, les organisations internationales et la société
civile ne doivent pas rester en marge de ces processus. Dans ce sens, des actions
doivent être démultipliées pour valoriser les connaissances scientifiques auprès
du public francophone, orienter les décideurs et les représentants de la société
civile francophone dans le portage d’actions concrètes de gestion durable des
terres, de gestion des conséquences de la dégradation des terres, de concré-
tisation du concept de neutralité en matière de dégradation des terres.
Ce dernier concept défini comme un état dans lequel la quantité de terres
saines et productives est stable ou en augmentation, appelle à éviter la dégra -
dation des terres, tout en réhabilitant celles qui sont déjà dégradées, dans des
délais et des écosystèmes spécifiques. Il a également orienté la formulation
de l’Objectif de développement durable (ODD) relatif à la neutralité de la
dégradation des terres (objectif 15 et cible 15.3). C’est un atout pour notre
combat.
Outre les outils mis à disposition au profit des participants des Conférences
des Parties (Guide des négociations, Résumé à l’intention des décideurs),
l’IFDD a jugé opportun de produire avec ses partenaires, l’IRD et l’OSS, un
numéro de la Revue LEF spécialement dédié à la désertification et à la
dégradation des terres, afin de mettre à contribution la communauté scien-
tifique et tous les acteurs engagés dans la lutte contre la désertification.
jean-pierre.ndoutoum@francophonie.org
6 liaison énergie-francophonie
Les experts estiment qu’environ 24 % des terres exploitables de la planète sont
dégradées. D’ici à 2025, près de 1,8 milliard de personnes pourraient vivre
dans des pays ou des régions en manque absolu d’eau. La lutte contre la
Jean-Pierre Ndoutoum désertification et les questions connexes comme la sécheresse et la sécurité
directeur de l’institut alimentaire sont donc loin d’être des enjeux dépassés. La Francophonie n’est
pas épargnée par la dégradation des terres et les questions de sécheresse et
de la Francophonie pour
le développement durable s’investit dans la lutte contre la désertification. Plusieurs États membres de la
Francophonie concernés sont en effet Parties prenantes au processus de négo -
ciation et de mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur la lutte
contre la désertification.
Il y a deux ans lors de la 12 session de la Conférence des Parties à la Conven -
e
tion (CdP12) tenue à Ankara en Turquie, avec le soutien de l’IFDD et de ses
partenaires, les États francophones Parties ont marqué le coup en organisant
une concertation sur le concept de la neutralité en matière de dégradation
des terres et les moyens pour mettre en œuvre la Convention au sein de
l’espace francophone. Il me semble important de souligner également que
lors du segment de haut niveau de la CdP12 à Ankara, toutes les Parties
mobilisées ont débattu de thématiques importantes (du débat international
aux initiatives locales ; l’adaptation à la sécheresse ; l’adaptation aux change-
ments climatiques fondée sur la gestion des terres), dans le but de stimuler la
participation de toutes les parties prenantes aux processus de mise en œuvre
de la Convention.
La communauté scientifique, les organisations internationales et la société
civile ne doivent pas rester en marge de ces processus. Dans ce sens, des actions
doivent être démultipliées pour valoriser les connaissances scientifiques auprès
du public francophone, orienter les décideurs et les représentants de la société
civile francophone dans le portage d’actions concrètes de gestion durable des
terres, de gestion des conséquences de la dégradation des terres, de concré-
tisation du concept de neutralité en matière de dégradation des terres.
Ce dernier concept défini comme un état dans lequel la quantité de terres
saines et productives est stable ou en augmentation, appelle à éviter la dégra -
dation des terres, tout en réhabilitant celles qui sont déjà dégradées, dans des
délais et des écosystèmes spécifiques. Il a également orienté la formulation
de l’Objectif de développement durable (ODD) relatif à la neutralité de la
dégradation des terres (objectif 15 et cible 15.3). C’est un atout pour notre
combat.
Outre les outils mis à disposition au profit des participants des Conférences
des Parties (Guide des négociations, Résumé à l’intention des décideurs),
l’IFDD a jugé opportun de produire avec ses partenaires, l’IRD et l’OSS, un
numéro de la Revue LEF spécialement dédié à la désertification et à la
dégradation des terres, afin de mettre à contribution la communauté scien-
tifique et tous les acteurs engagés dans la lutte contre la désertification.
jean-pierre.ndoutoum@francophonie.org
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