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Figure 22. Village de Samlang (7/2003)
En novembre-décembre, les villageois de Samlang défrichent ensemble un pan forestier, ce qui
ouvre la courte phase de culture. Après un séchage de trois-quatre mois, le brûlis est réalisé en
mars (figure 20), avant la saison des pluies. Les semis de la quinzaine d’espèces associées
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commencent avec les premières pluies en avril (figure 23).
Figure 23. Semis à Samlang (4/2003)
L’ouverture de l’espace et les pluies provoquent également le développement de mauvaises
herbes. Si l’association de plantes cultivées limite le développement des adventices, les paysans,
et en premier lieu les femmes, sont mobilisés pendant quatre mois pour quatre sarclages
manuels successifs (figure 24) visant à éliminer les mauvaises herbes avant qu’elles ne montent
en graine et que l’infestation des parcelles ne devienne incontrôlable. Les récoltes s’étalent
ensuite d’août à décembre. Avec près de 140 jours de travail par hectare, le sarclage représente
60 % du travail nécessaire à la culture du champ d’abattis-brûlis et 25 % du travail annuel d’un
paysan; devant être réalisé dans des créneaux de temps contraints, c’est le goulet d’étranglement
de l’économie villageoise (1 ha/actif au maximum) dont la force de travail est le facteur de
production limitant.
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Riz, citrouille, calebasse, concombre, manioc, courge, patate douce, maïs, aubergine, balisier, piment,
arachide, coriandre, sésame, etc.