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est encourageante, car les hommes représentent majoritairement la frange de la population
exerçant une forte pression sur les forêts à travers les activités agricoles et la chasse. Pour ce qui
est de l’origine des participants, les non nationaux tout comme les autochtones ont massivement
participé aux séances de sensibilisation contrairement aux allochtones. Sur l’ensemble des trois
années, les proportions de participation des autochtones et des étrangers s’avèrent très
importantes (respectivement 41 % et 45 %) comparativement à celle des allochtones (ivoiriens
originaires d’autres régions (14 %). L’idéal aurait été que la proportion d’autochtones touchés
pendant les campagnes de sensibilisation soit plus grande que celle des étrangers parce que la
FMTE constitue, avant tout, leur patrimoine. Cependant, il est à noter qu’un grand nombre
d’étrangers, sont, en fait, nés dans les villages du site d’étude et participent à toutes les activités
liées aux villages et même à certaines prises de décision comme c’est le cas dans les villages de
Kongodjan-Tanoé. La taille de la population allochtone dans la zone est très faible comparée à
celle des non nationaux. Cela expliquerait d’ailleurs leur faible taux de participation.
Impact des campagnes de sensibilisation
Amélioration des connaissances des populations riveraines sur la situation de la
biodiversité dans la région
La plupart des personnes interrogées savaient que la FMTE était la seule forêt encore préservée
dans la région, soit 86 % de répondants au cours de la première évaluation, 89 % et 92 % au
cours des deux évaluations suivantes. D’une année à l’autre, il n’y a pas de différence
significative entre les proportions des enquêtés qui ont cité la FMTE comme étant la seule forêt
encore intacte dans la région (Khi
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, p>0,05).
À la question de savoir s’il existe des animaux en voie d’extinction dans la FMTE, le nombre de
répondants ayant cité le colobe bai de Miss Waldron varie significativement d’une année à l’autre
(Khi², p<0,05); il en est de même pour le cercocèbe couronné (Khi², p<0,01) et le cercopithèque
diane roloway (Khi², p<0,001). De la première à la deuxième évaluation, ce nombre a augmenté,
mais la troisième évaluation enregistre les proportions les plus faibles.
Nous avons souhaité avoir une idée des connaissances des enquêtés sur les singes avec une
attention particulière portée aux trois sous-espèces de singes fanions. Les proportions de
personnes qui déclarent ne pas connaître les trois singes sont plus élevées à la première
évaluation comparativement aux deux autres évaluations (Khi², p<0,001).
Le pourcentage de répondants ayant fait une description acceptable du cercocèbe couronné
augmente d’une évaluation à l’autre (Khi², p<0,001) et ceux des répondants ayant mal décrit le
colobe bai et le cercopithèque diane sont nettement plus élevés à la première évaluation
(respectivement p<0,05 et p<0,01).