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Attitudes et comportements des riverains à l’égard de la conservation
Concernant les préférences alimentaires des enquêtés parmi les animaux utilisés comme de
viande de gibier, les trois singes menacés n’ont pas été cités par 60 % des enquêtés. Les
proportions de ceux qui ont cité les singes comme préférence n’a pas varié lors des évaluations
(Khi², p>0,05) à l’exception du cercocèbe couronné pour qui il a été noté plus de répondants
(31 %) à la troisième évaluation (Khi², p<0,01).
L’on a souhaité savoir quelles attitudes adopteraient les enquêtés si un tiers leur offrait de la
viande de singes. D’une évaluation à l’autre, il n’y a aucune variation significative des proportions
des enquêtés qui accepteraient toujours de consommer la viande des trois sous-espèces de
singes (plus de 40 %; Khi², p>0,05). Il en est de même pour le pourcentage des personnes qui
refuseraient de consommer les singes (plus de 40 %; Khi², p>0,05) ainsi que celui des personnes
qui ne savaient quoi répondre (Khi², p>0,05).
Trois raisons majeures expliqueraient le choix de l’acceptation de consommer la viande des
singes. Il s’agit du bon goût, de leur disponibilité dans la nature et d’autres raisons (la curiosité,
aucune raison de refuser, aucune justification). D’une année à l’autre, il n’y a pas de variations
significatives des proportions des répondants qui justifient leur choix par le bon goût des singes
(Khi², p>0,05). Cependant, seule à la deuxième évaluation, plus de répondants (50 %) ont justifié
leur choix par la disponibilité de la viande des singes (Khi², p<0,001). Quant aux autres raisons
(la curiosité, aucune justification, etc.), elles ont été moins évoquées à la deuxième évaluation par
les répondants qui accepteraient de consommer la viande des singes (Khi², p<0,001).
Pour les personnes qui refuseraient la consommation de la viande de singes, le mauvais goût, le
totem, le besoin de conservation et d’autres raisons (religion, ressemblance à l’homme, aucune
justification) ont été évoqués. Ainsi, il n’a été noté aucune variation significative des proportions
des enquêtés qui justifient leur choix par le totem et d’autres raisons (religion, ressemblance à
l’homme, etc.) (Khi², p>0,05). En revanche, l’enquête a révélé qu’à la deuxième et à la troisième
évaluation, les proportions des répondants qui ont justifié leur refus par le besoin de conservation
des singes sont élevées.
Au cours des première, deuxième et troisième évaluations, respectivement 94 %, 97 % et 96 %
des enquêtés ont estimé qu’il est possible de sauvegarder les singes.
Sur la base des réponses des enquêtés et sur l’ensemble des trois évaluations, un classement
général de toutes les structures ou organisations qui peuvent œuvrer à la protection des singes a
été établi. Les villages, l’État et la combinaison État-villages sont en tête avec 23 % d’avis;
viennent ensuite les ONG (9 %), les combinaisons villages-ONG (8 %), État-villages-ONG (4 %),
Etat-ONG (4 %), d’autres structures (3 %) et les « sans avis » (3 %). Cela est révélateur du fait
que les villageois ont conscience de leur responsabilité et leur capacité pour la sauvegarde de
leur patrimoine.