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D’aucuns pensent que la bonne gouvernance est sans doute le facteur le plus important en vue
de l’élimination de la pauvreté et de la promotion du développement durable. En tout cas, elle
permet aux acteurs à tous les niveaux d’être associés à la gestion des ressources forestières.
Mais le processus ne pourrait se faire sans difficulté, car chaque acteur cherche à tirer la
couverture de son côté. Ainsi, pour pallier les insuffisances et impacts de la gouvernance locale
des forêts et assurer leur gestion durable, il importe de situer les enjeux de gestion forestière
dans un cadre plus global de gouvernance. La gouvernance forestière est rendue possible grâce
aux pressions exercées par les populations locales et la société civile sur les États ainsi que la
communauté internationale, qui ont senti la nécessité de promouvoir une gestion durable
participative des ressources forestières par la prise d’importantes mesures politiques, législatives
et règlementaires favorisant la responsabilisation effective des populations. Cet arsenal politique,
législatif et réglementaire constitue aujourd’hui le fondement d’un changement de vision et de
d’approche stratégique visant à favoriser une gestion durable des ressources forestières et à
impliquer les populations locales et les organisations de la société civile.
La gouvernance locale
La gouvernance locale rime avec la gestion durable et lui permettra certainement d’être mieux
appliquée au niveau des forêts, car elle vise la satisfaction des besoins des écosystèmes pour
permettre la vie humaine à un niveau spécifié de bien-être à travers les générations. Elle vise
également la construction d’une nation équilibrée et solidaire, tendue vers un même idéal et mue
par une même volonté de progresser ensemble en mettant en exergue des valeurs sociales et un
modèle de société adapté au contexte.
Cette volonté suppose une prise de conscience et la participation responsable de tous les acteurs
à la recherche des solutions rationnelles aux problèmes de développement économique, social et
culturel selon le développement durable et une bonne gouvernance reposant sur des principes
cardinaux qui sous-tendent la décentralisation du processus de prise de décision et une
responsabilisation de la population dans une démarche participative inclusive pour asseoir les
bases solides d’un développement humain durable dans le monde. Pour ce faire, il faut mettre
tous les acteurs face à leurs responsabilités dans cette situation, car comme le disait, Monsieur
Ban KIMOUN, le Secrétaire Général des Nations Unies : «
la réponse aux crises financières et
climatiques qui frappent violemment le monde tient dans le développement d’une
économie verte ».
Pour y arriver, il faut promouvoir la bonne gouvernance qui est un ensemble de principes qui
sous-tendent un réel engagement des acteurs à tous les niveaux à trouver les remèdes adéquats
aux insuffisances, aux fléaux et maux qui assaillent nos sociétés et nos peuples eu égard aux
efforts de développement afin de réduire la pauvreté, lutter contre la désertification et atténuer les
effets néfastes des changements climatiques. La promotion de la bonne gouvernance suppose la
responsabilisation effective des acteurs à tous les niveaux de prise de décision. En ce qui
concerne les forêts, il faut mettre en place une gestion communautaire et participative.