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Le rôle des acteurs
Le concept de gestion communautaire des ressources forestières basé sur les principes de
participation et de responsabilité sociale est entré dans les pratiques et modalités de gestion. Par
ce concept, il est recherché une répartition équitable des revenus issus des forêts, une prise en
compte des populations locales comme acteurs du processus, une recomposition de l’espace
forestier et le dessaisissement des États de certaines responsabilités au profit d’autres acteurs
sociaux. La gestion forestière n’est plus l’apanage d’un acteur unique, l’État, mais plutôt un
processus multi acteurs. Il s’agit des acteurs suivants :
La communauté internationale qui veille à l’amélioration de la qualité de la vie sur terre
et qui appuie politiquement, financièrement et techniquement les processus de
développement durable. C’est à ce niveau que s’élaborent les conventions et les
accords internationaux qui régissent les ressources forestières;
L’État en tant que garant des institutions et régulateur des rôles sociaux. Cet acteur est
le garant de l’élaboration et de l’application des textes législatifs et réglementaires qui
régissent le secteur forestier;
Les collectivités locales décentralisées et déconcentrées en tant que structures de
promotion du bien-être social à l’échelle locale;
Les communautés villageoises en tant que premières propriétaires et gardiennes des
forêts;
Les ONG, les Organisations communautaires à la Base (OCB) et les projets en tant
que structures d’appui au processus de la gestion forestière. Elles jouent un rôle de
régulateur et de contrepoids contre les actions nocives des États, ou de ses
représentants et la communauté internationale;
Les acteurs peuvent être classés en acteurs institutionnels, en acteurs privés, en acteurs de la
société civile et en acteurs locaux.
Les acteurs institutionnels décident de l’élaboration, l’adoption et la promulgation/ratification des
conventions/accords internationaux et régionaux, des directives ainsi que des textes législatifs et
réglementaires qui régissent la gestion des ressources naturelles au plan des droits international,
national et local. Ils constituent le centre des décisions, desquelles dépendent tous les autres
acteurs et même la bonne santé des ressources forestières.
Les acteurs privés sont les multinationales, les entreprises et sociétés qui exploitent les
ressources forestières et qui en tirent le maximum de profit sans toujours observer les principes
du développement durable ainsi que les règles de gestion mises en place par les acteurs
institutionnels.
Les acteurs de la société civile sont les ONG, les associations et autres organisations créées
pour développer des lobbies et servir de contrepoids aux actions parfois néfastes des