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ressources qui y sont associées relèvent de la compétence exclusive des chefs traditionnels qui
nomment des Chefs de l’eau, des terres, des forêts…
Pour asseoir une gouvernance locale adaptée aux pratiques traditionnelles acceptables, donc
durables, il faut tenir compte des pratiques traditionnelles locales en supprimant les rapports de
dépendance avec pouvoir ascendant
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et favoriser l’instauration des rapports d’interdépendance
avec pouvoir diffus dans tout le processus. Une telle démarche créerait les bases d’une
collaboration inclusive et égalitaire, indispensables pour une gestion participative et durable des
forêts.
La compréhension des enjeux de la décentralisation de la gestion forestière vient du fait que dans
la majorité des États africains, la propriété sur les forêts à l’instar des autres ressources
naturelles, appartient à celui-ci (État) qui délègue un droit d’usage aux utilisateurs, conformément
aux modalités définies par les textes en vigueur en la matière. Mais les textes reconnaissent le
droit coutumier des populations locales si les utilisations des ressources forestières par ces
populations se limitent à la satisfaction de leurs besoins d’existence. Ainsi, les rapports quotidiens
des populations locales avec les forêts sont régulés par des normes sociales qui relèvent du droit
coutumier. Il confère la compétence sur les questions forestières aux chefs traditionnels qui
délèguent la responsabilité de la gestion de chaque composante des ressources naturelles à un
patriarche.
Mais, les forêts sont sous tutelle des Ministères chargés des Eaux et Forêts ou de
l’Environnement qui décident de l’attribution des forêts aux populations locales en collaboration
avec d’autres ministères concernés ou par la décentralisation ou la gestion d’autres ressources
dépendantes de la bonne santé des forêts. Les textes prévoient aussi l’implication des acteurs
étatiques à divers niveaux (Gouverneurs, Préfets, Sous-préfets, Maires...). En plus des
Ministères, des autorités administratives locales, des populations locales, les organisations non-
gouvernementales et les associations jouent aussi un rôle très important dans la mise en œuvre
de la décentralisation de la gestion forestière.
Si la gouvernance locale des ressources forestières est conduite de manière inclusive et
participative tout en intégrant les aspects positifs de la législation coutumière ou traditionnelle
dans la révision des textes législatifs qui régissent le domaine, elle peut être favorable pour le
développement local et affecter positivement les populations locales et la bonne gestion des
ressources forestières. Mais, si elle est mal conduite, c’est-à-dire par la marginalisation des
populations locales ainsi que leurs us et coutumes en la matière, la gouvernance locale des forêts
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Les lois forestières donnent le pouvoir aux autorités administratives et déconcentrées ou décentralisées
qui influencent les populations dans les prises de décisions. Ces influences vont jusque dans le choix
des hommes qui constituent les comités de gestion afin que les comités puissent jouer leurs jeux. Ce
rapport d’autorité qui lie les populations aux représentants de l’État expliquerait le peu d’intérêt qu’elles
accordent aux décisions prises lors des rencontres présidées par les Préfets, sous-préfets ou Maires.
Ce type de rapport est dirigiste et autoritaire, il n’est pas démocratique. Il ne permet pas une vraie
expression des populations qui se sentent exclues des prises de décision. Ces relations partent de la
base au sommet, mais le pouvoir appartient au sommet.