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2. Ce quota global doit être partagé entre les différents usages, idéalement en fonction des
principes de durabilité sociale et économique. Il faut pouvoir coordonner les droits
d’usage entre les acteurs.
L’objectif de ces régulations consiste à contrôler le comportement des acteurs-utilisateurs en
stabilisant ou en modifiant la relation qui existait auparavant entre eux et le bien en question. Ceci
est accompli en reconnaissant des droits d’usage qui peuvent varier en fonction des saisons
. Un
régime institutionnel des ressources ne peut cependant fonctionner qu’à condition qu’il
existe un mécanisme de monitoring et de sanction en cas de dépassement des droits
d’usage accordés.
Pour Nahrath, un objectif de gestion durable peut être atteint seulement si les politiques publiques
environnementales passent d’une logique de contrôle et de restriction à une politique se
concentrant sur le management des stocks (fond) et la capacité reproductive du système en se
basant sur les règles d’usage et droits d’usage à mettre en place. Les politiques qui constituent
un régime institutionnel doivent contenir les éléments de planification et de mise en œuvre des
différents usages et protection pour la gestion de la ressource. Knoepfel (2006) insiste sur le
modèle de causalité des politiques publiques. Ce modèle sous-tend à la cohérence de la politique
publique. Le modèle causal définit les groupes cibles considérés comme responsables de
l’existence du problème et les modes d’intervention perçus comme capables de changer les
comportements des groupes cibles, tout en permettant la résolution ou l’amélioration du problème
et améliorant la situation de ceux qui souffrent du problème (bénéficiaires). Pour Knoepfel, cette
imputation des responsabilités reste déterminée par des jugements de valeur politiques et par la
façon même de percevoir le problème. Une hypothèse causale fausse ou partielle peut rendre la
politique inefficace. L’hypothèse d’intervention établit quant à elle comment le problème collectif
peut être atténué ou résolu par la politique : elle définit les modalités d’intervention étatique.
Hétérogénéités locales et gestion communautaire
Le problème pour Ballet (2007) est que la gestion communautaire se réfère à une
communauté
au sens d’un ensemble de population localement identifiée par un espace géographique
. Mais
cela n’implique pas que la communauté soit homogène et suivent les mêmes intérêts. Cela laisse
donc place à des stratégies individuelles de pouvoir et d’exclusion dont les effets sur
l’environnement peuvent être néfastes (comme l’illustre l’étude de cas de Defo et Tchamba). En
ciblant une population locale, les bases de la démarche supposent que les institutions locales
sont relativement partagées ou du moins que les populations localement regroupées seront
incitées à suivre ces institutions par le pouvoir de sanction supposé par la forte imbrication des
populations sur un territoire restreint. De ce fait, lorsqu’une politique passe par le relais des
chefferies ou une institution locale cela revient à considérer que toute la population suivra les
décisions prises et se soumettra. Il suffit d’établir des relais et que ces relais constituent des
autorités locales suffisantes pour la gestion des ressources sans pour autant que cela