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Depuis l’automne 2010, l’Université du Québec à Chicoutimi offre un programme court de
deuxième cycle sur la gestion durable du carbone forestier. Directement alimenté par les
résultats de recherche de l’équipe Carbone boréal et des travaux de la Chaire en éco-conseil
dans le domaine du cycle de vie du matériau bois, le programme se donne entièrement à
distance, ce qui permet de rejoindre une large clientèle d’étudiants professionnels en
formation continue.
Le programme court sur la gestion durable du carbone forestier comprend cinq cours de 45
heures dans lesquels les étudiants peuvent travailler leurs propres projets forestiers de lutte
aux changements climatiques et recevoir des avis des experts de la Chaire qui dispensent
l’enseignement. Les cours comprennent des conférences, travaux et exercices pratiques qui
permettent d’outiller les praticiens (ingénieurs forestiers, gestionnaires), mais aussi des
biologistes, des spécialistes de la vérification environnementale et autres clientèles
intéressées de se tenir à la fine pointe du développement des marchés du carbone et de la
science des changements climatiques.
Il s’agit d’un exemple concret de la façon dont on peut relever le défi de la formation continue
et des transferts de la recherche à la pratique dans le milieu universitaire.
Chaire en éco-conseil,
Université à Québec de Chicoutimi
d’enseignement et de recherche. Selon la FAO (2007), le nombre de ces institutions
d’enseignement et de recherche forestière situées dans 78 pays état évalué à 356 en 2001.
Contraintes et insuffisances observées
Le problème de la formation se pose aussi bien au niveau de la formation initiale qu’au niveau de
la formation continue. La formation initiale n’a pas été adaptée au contexte actuel de la gestion
durable des écosystèmes forestiers. Les connaissances et les pratiques nouvelles n’ont pas été
intégrées systématiquement dans les programmes de formation des écoles forestières. D’ailleurs,
plusieurs écoles forestières n’ont pas révisé leurs programmes de formation depuis 20 ans
environ (FAO, 2005). En plus, les enseignants, plongés dans une situation d’isolement, ont
difficilement accès à la formation continue et aux informations récentes sur l’évolution des
connaissances et des pratiques en matière de gestion durable des forêts.
Encadré 5. Un programme innovateur : 2
e
cycle sur la gestion durable du carbone
forestier
Chaire en éco-conseil
Au niveau de la formation de base, on note également une insuffisance dans la formation des
formateurs sur les questions d’environnement et du développement durable.
Par ailleurs, ces dernières années, un certain nombre d’études ont attiré l’attention sur la
détérioration de l’enseignement forestier professionnel, dans les pays tant développés qu’en
développement. Plusieurs symptômes attestent de ce déclin, notamment la forte réduction des
financements accordés aux institutions d’enseignement, les faibles taux d’inscription des
étudiants, l’incapacité à attirer les étudiants les plus doués et, surtout, le ralentissement de la
demande de diplômés en foresterie. Face à l’évolution rapide des circonstances, de nombreuses