5-68
problématique du développement durable, de nombreux organismes internationaux ont appuyé
les initiatives nationales et locales relatives à ces systèmes de formation (FAO, 2005)
.
Ces
appuis se présentent sous diverses formes allant des financements aux actions concrètes sur le
terrain.
Par exemple, les programmes de renforcement des capacités des institutions d’éducation et de
formation forestières élaborés par la FAO (2007) sont assez édifiants. Cette organisation a aidé
de nombreuses écoles forestières à mettre au point de nouveaux programmes d’étude, à
améliorer leurs infrastructures et à former des enseignants. Aussi, faut-il ajouter le renforcement
des relations des institutions de formation et d’éducation forestières avec des secteurs extérieurs.
La naissance de plusieurs coalitions mondiales d’organisations non gouvernementales et
d’organisations de peuples indigènes (OPI) a permis de promouvoir des politiques forestières
effectives, basées sur les droits, socialement justes, aux niveaux international et national, entre
autres via le renforcement des capacités des ONGs et OPIs à influencer la politique forestière
mondiale.
Les progrès réalisés concernent également l’organisation des formations, bien que négligeables,
des fonctionnaires du secteur forestier et des colloques permettant la mise à jour de leur
connaissance et échange d’information entre différents agents sur les nouveaux enjeux. De façon
globale, des initiatives louables sont entreprises par rapport au savoir-faire relatif à la foresterie et
au processus permettant de mettre les informations en matière de foresterie à la disposition de
toutes les parties prenantes d’autre part.
En outre, de nombreuses institutions internationales s’entraident pour soutenir les activités des
réseaux d’institutions de formation forestière et environnementale notamment en Afrique
Centrale.
Au total, des efforts sont faits pour le renforcement des capacités et l’information du public de
tous les acteurs du secteur forestier. Plusieurs États ont procédé à la mise en place de politiques
environnementales s’appuyant sur des textes réglementaires (Buttoud G. & J.M. Samyn, 1999).
Les ONG constituées se sont installées dans les différents pays et en collaboration avec les
autorités locales participent plus ou moins à l’opérationnalisation des stratégies dégagées.
Dans le cas spécifique de l’information du public, des progrès ont également eu lieu dans
plusieurs domaines :
•
les agents des médias publics et privés ont bénéficié de séminaires de formations sur les
questions d’environnement et du développement durable et ont été systématiquement
invités lors des grandes réunions nationales et internationales;
•
les enquêtes et audiences publiques sont rendues obligatoires lors de l’exécution des
projets à travers la réalisation des études d’impact environnemental et l’adoption de
l’approche participative;