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la production, l’organisation et la vulgarisation de l’information environnementale au niveau
central.
Contraintes et insuffisances observées dans le cadre
des renforcements des capacités
Au-delà des progrès réalisés, on estime que peu d’efforts ont été déployés en faveur du
renforcement des capacités du personnel. Dans l’Administration forestière, par exemple, les plans
de formation n’ont pas figuré parmi les priorités au cours de ces dernières années pour des
raisons de financement surtout dans les pays en développement. Par conséquent, les
opportunités de formation se présentent souvent de manière sporadique, sans réelle
planification : un stage par ici proposé dans le cadre de la coopération bilatérale, un séminaire ou
un atelier par là (Hiol Hiol, 2001)
.
Mais, l’accès à ces opportunités de formation n’est pas « donné
à tous » et ne répond pas toujours à un besoin précis. Il est apparu que :
•
le personnel des Services centraux a plus de chance d’accéder à une formation que le
personnel affecté dans les Provinces;
•
les cadres supérieurs (ingénieurs) ont plus d’opportunités de formation que les cadres
subalternes;
•
les agents affectés dans les projets ont plus d’opportunités de formation que ceux
travaillant dans l’Administration forestière.
Dans un tel contexte, les administrations forestières feront difficilement face à leurs
responsabilités, ce qui peut compromettre l’ensemble du processus de gestion durable des
écosystèmes forestiers. Il est donc opportun de réfléchir sur les lacunes existantes en matière de
compétences chez les « forestiers ».
De plus, le personnel formé à « l’ancienne école » et n’ayant pas accédé à des stages de mise à
niveau présente des lacunes en matière de compétences pour faire face aux nouveaux défis (Hiol
Hiol, 2001). D’où la nécessité d’adaptation des compétences aux évolutions récentes. En d’autres
termes, les groupes d’acteurs concernés disposent déjà de compétences, mais celles-ci ne
permettent pas de réaliser correctement les nouvelles tâches (Foudjet A. et al., 2002). Des
besoins en formation identifiés en Afrique Centrale forestière sont présentés en annexe-1 et
concernent aussi bien l’administration forestière, que le secteur privé, les ONG que les
populations locales.
De manière générale, la plupart des acteurs rencontrent différentes contraintes institutionnelles,
financières et humaines dans l’accomplissement de leurs rôles dans la gestion durable des forêts.
Des évaluations basées sur les besoins et priorités de l’utilisateur en matière de renforcement
des capacités s’avèrent nécessaires. Les services gouvernementaux ont souvent un personnel
insuffisant avec des compétences inadaptées pour préparer, mettre en œuvre et contrôler les
plans d’aménagement forestier, et pour développer des critères de durabilité. Les accords de