Page 73 - Forets_et_humains_Etude_complete_Chap_05

Basic HTML Version

5-71
mieux les exigences actuelles de gestion intégrée, participative et durable des forêts dans le
monde? ;
comment lutter contre la pauvreté à travers la promotion des emplois verts et la prise en
compte des savoirs-faires locaux fondés des systèmes de connaissance traditionnels sur les
fonctions des forêts?
Renforcement des structures d’éducation/formation et stratégies de renforcement des
capacités
instabilités institutionnelle et politique dans les pays en développement à la base de la
stabilisation des systèmes éducatifs;
quasi absence de mécanisme financier endogène pour la pérennisation des infrastructures
et autres biens nécessaires à la formation/éducation et au renforcement des capacités;
Insuffisances des mécanismes mondiaux de financement des structures de
formation/éducation et de renforcement des capacités dans les pays en développement;
insuffisance du cadre institutionnel de collaboration entre les structures (réseautage,
mobilité d’enseignants et d’étudiants, etc.) d’une même région ou avec d’autres structures
dans le monde;
connaissances, compétences et capacités insuffisantes et inadaptées des acteurs
pertinents à la gestion durable des forêts;
insuffisance de sensibilisation et de diffusion de l’information environnementale et forestière.
Lutte contre la pauvreté
La pauvreté est un facteur aggravant de la pression anthropique sur les forêts et à la base
d’actions non viables vis-à-vis de celles-ci. Malheureusement, le taux de pauvreté ne cesse de
grimper surtout dans les pays en développement dont les populations sont tributaires des
ressources forestières.
En effet, la pauvreté est souvent un obstacle à l’accès à la connaissance, au savoir et à la
sensibilisation. La pauvreté monétaire se traduit par l’insuffisance de moyens financiers pour
satisfaire les besoins fondamentaux tels que la nourriture, le logement, la santé, l’éducation, etc.
La forêt offre, souvent gratuitement, la plupart de ces biens et services. Il apparait, dès lors, un
dilemme entre satisfaction des besoins primaires et urgents et préservation des ressources.