GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – ROFIL NATIONAL – GHANA
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FICHES SYNTHÈSE SUR LA GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LES ÉTATS
ET GOUVERNEMENTS MEMBRES DE LA FRANCOPHONIE
lisés, publics, privés et de la société civile, contribuent à sa mise en œuvre. La Matrice politique
susvisée précise leurs différents domaines d’intervention. Cette matrice a été reconduite dans le
GSGDA avec les ajustements nécessaires pour tenir compte des nouveaux développements.
1.9 Intégration dans la planification nationale et budgétisation des actions de
mise en œuvre des conventions internationales
La GPRS apparaît comme un véritable instrument de planification stratégique. Elle constitue,
de fait, le plan national de développement et intègre à ce titre l’ensemble des stratégies secto-
rielles de développement. Elle n’aborde cependant qu’indirectement les questions relatives au
climat, à la biodiversité et à la désertification, notamment à travers le secteur clé « Priorité pour
la compétitivité du secteur privé » de la Matrice politique, comme facteurs de production ou de
vulnérabilité à restaurer.
Le GSGDA va beaucoup plus loin dans le chapitre
Gestion durable des ressources naturelles
trai-
tant par exemple des problèmes environnementaux dus à l’exploitation minière, de la dégrada-
tion des sols, de la perte du couvert forestier, de la biodiversité et des aires protégées, des zones
marine et côtière, des zones humides et des ressources en eau, des déchets et des pollutions, des
changements climatiques et de l’adaptation.
Le pays dispose par ailleurs comme la plupart des pays en développement de stratégies nationa-
les de mise en œuvre des conventions issues de Rio (Climat, Biodiversité, Désertification) et de
leurs protocoles dont le pays est Partie, qu’il a ratifiés et met en œuvre. «
Au niveau internatio-
nal, le Ghana a ratifié un certain nombre de conventions et protocoles internationaux, y com-
pris la CCNUCC en 1995 et a également signé le protocole de Kyoto en 2003, la Convention
de Bâle et le Protocole de Carthagène sur la bio-sécurité, la Convention des Nations Unies sur
la désertification, la Convention sur la diversité biologique (CDB) et a activement participé à
plusieurs débats sur la gouvernance environnementale internationale » (Gouvernement du
Ghana, 2011).
2. Coordination stratégique
2.1 Niveau d’appropriation de la démarche de DD au sein du gouvernement
La GPRS II est pilotée par la Commission Nationale de Planification du Développement
(National Development Planning Commission – NDPC). La NDPC a été créée pour con-
seiller le Président de la République du Ghana (et le Parlement à la demande) sur la politique et
la stratégie de développement, pour préparer et assurer la mise en œuvre effective des plans et
stratégies nationaux de développement approuvés, et pour coordonner les activités économi-
ques et sociales sur l’ensemble du territoire national de sorte à assurer le développement accé-
léré et durable du pays et l’amélioration du niveau de vie de tous les Ghanéens. C’est dire que
la GPRS est sous la responsabilité directe du Président de la République. Le GSGDA a été
conçu et est également piloté, dans les mêmes conditions par la NDPC.
2.2 Mécanisme institutionnel de coordination multisectorielle
La coordination du processus de préparation et de mise en œuvre de la GPRS est assurée par la
NDPC. Cinq groupes intersectoriels de planification (Cross-Sectoral Planning Groups –
CSPGs) ont participé à la préparation de la GPRS. Ces groupes étaient composés d’acteurs
publics ou non-publics provenant des Ministères, des agences nationales spécialisées, des orga-
nisations professionnelles, des institutions de recherche, des organisations non-gouvernementa-