GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – ROFIL NATIONAL – NIGER
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FICHES SYNTHÈSE SUR LA GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LES ÉTATS
ET GOUVERNEMENTS MEMBRES DE LA FRANCOPHONIE
3.3 Échanges d’expériences à l’échelle internationale
Pas d’information disponible.
3.4 Regroupement autour de stratégies communes au niveau régional
Les accords d’intégration (UEMOA, CEDEAO, NEPAD, CILSS) sont pris en compte dans
tous les processus de planification du développement. Avec l’UEMOA, l’unification des politi-
ques constitue un principe directeur de toutes les mesures de régulation macroéconomiques.
En ce qui concerne l’environnement, il y a des dispositifs de gestion transfrontalière des res-
sources naturelles. Avec la CEDEAO, l’harmonisation des politiques nationales édicte des lois
que le Niger s’efforce de respecter.
3.5 Structure favorisant l’accès aux marchés internationaux
Afin de d’accélérer la croissance économique durable, la République du Niger s’engage à s’insé-
rer dans le commerce régional et mondial. À cet égard, le Niger s’inscrit dans la dynamique de
« l’aide pour le commerce » qui vise à renforcer les capacités de l’offre et de l’infrastructure liée
au commerce, afin de créer les conditions d’attrait des investissements privés. Une étude dia-
gnostique sur l’intégration commerciale du Niger est en cours d’élaboration, sous l’égide du
Cadre intégré du commerce qui regroupe plusieurs organisations spécialisées des Nations
Unies. Elle permettra de préparer un programme sectoriel de développement du commerce
auquel sera articulé un plan d’actions et un cadre de dépenses sectorielles à moyen terme
(République du Niger, 2007).
4. Prise en compte des parties prenantes
4.1 Existence ou mise en place de processus démocratiques
L’état actuel de la participation des parties prenantes est satisfaisant ; les ONG et les associa-
tions de développement participent à tous les forums. Elles sont représentées dans tous les
groupes ad hoc des conventions cadres des Nations Unies pour l’environnement et le dévelop-
pement. Mais tout comme les organes de gouvernance, les organisations non gouvernementales
nationales ont besoin d’une mise à niveau de leurs ressources humaines, manquent de moyens
financiers pour entreprendre des actions de grande envergure. Là aussi, le renforcement des
capacités se révèle un facteur de succès. Le développement du partenariat mondial semble une
piste d’amélioration (République du Niger, 2010).
4.2 Concertations et partenariat avec les intervenants de la société civile
Le renforcement de la participation de la société civile dans les actions de développement sera
soutenu à travers : (i) le renforcement des capacités humaines et techniques des organisations
de la société civile, notamment en matière de conception, d’exécution et de suivi-évaluation
des projets ; (ii) la pleine implication des organisations de la société civile dans la conception et
le contrôle citoyen des politiques publiques, y compris au niveau local ; (iii) la refonte du cadre
institutionnel de suivi et de concertation avec les ONG.
4.3 Approche participative et transparente et implication des grands groupes,
tels que définis dans l’Agenda 21 de Rio, dans la prise de décision
Les parties prenantes aux processus de développement durable sont : les organisations non gou-
vernementales (nationales et internationales), les associations de défense des droits humains, les