Chapitre 5 – La participation publique: situation, évaluation et perspectives
P o i n t s d e r e p è r e
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On peut s’interroger sur l’efficacité d’une telle approche de formation
pour le développement et le renforcement des compétences en évaluation
environnementale. Souvent de très courte durée et à contenu général, ces
formations ne visent trop souvent qu’à familiariser les acteurs de la chaîne de
l’évaluation environnementale aux nouveaux concepts et à la procédure tech-
nico-administrative qui les porte. À notre connaissance, à ce jour, il n’existe
aucune évaluation disponible à l’échelle de l’espace francophone africain pour
attester les gains que ces formations ont pu générer en regard des efforts
consentis. Des formations universitaires, plutôt rares et très consommatrices
de ressources et de temps, n’ont touché qu’une faible proportion des acteurs,
mais ont tout de même été offertes aux formateurs aussi bien au niveau
national qu’à l’étranger.
Les besoins de formation
Les besoins de renforcement des capacités demeurent importants, par-
ticulièrement pour les autorités communales (les élus) et administratives, les
chambres de commerce et d’industrie, l’administration chargée des dossiers
d’ÉIE, les consultants ainsi que les organisations non gouvernementales et
ceux de la société civile. Selon nos collaborateurs, les besoins toucheraient :
•
la connaissance des textes et des institutions (l’administration, la
société civile, les magistrats, les collectivités locales);
•
les procédures et les démarches de participation publique;
•
la communication et la vulgarisation en langage accessible au grand
public de l’importance de leur participation et de leur rôle et responsa-
bilité dans la conduite des évaluations des impacts sur l’environnement;
•
la compréhension des principaux enjeux de l’évaluation des impacts
sur l’environnement par les décideurs et les exécutants des secteurs
importants comme les travaux publics, les infrastructures et le dépar-
tement des finances.
Il existe également des besoins de formation sur les méthodes et les outils
de l’ÉIE dans différents secteurs, la gestion des bases de données et le cadre
institutionnel de la participation publique.
Outre ces besoins d’ordre général, nos collaborateurs en ont circonscrit
de plus particuliers destinés à des acteurs ciblés. Il est alors question de la
formation des membres des commissions sur la procédure et l’organisation
pratique de l’audience publique ou de l’enquête publique, de la formation en
communication publique et sociale et en suivi d’impact des activités destinées
aux organisations non gouvernementales pour leur participation au contrôle
des plans de gestion environnementale et sociale. À l’endroit du gouverne-
ment, premier acteur du processus décisionnel, une formation sommaire