Chapitre 1 – La participation citoyenne
P o i n t s d e r e p è r e
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Des règles pour une bonne pratique
À la section précédente, nous avons fait état de l’existence de règles de
bonnes pratiques. L’IAIA a proposé à cet effet des principes généraux et opé-
rationnels (André
et al.
, 2006).
Nous les résumons succinctement au tableau 2.
Ces principes reconnaissent que la participation publique n’est pas un pro-
cessus improvisé, qu’elle requiert des dispositions de dialogue, d’ouverture
et de transparence entre les acteurs et que la confiance du public envers le
processus repose sur des critères de franc-jeu et sur le sentiment que leur
intervention influera sur la décision.
Cette construction d’une connaissance partagée implique une communi-
cation efficace entre acteurs et une volonté mutuelle d’apprendre. Parmi les
conditions essentielles pour une bonne communication, notons la recherche
d’un cadre commun de référence, une attitude respectueuse et positive entre
les participants, une reconnaissance du rôle et des rapports de rôle de chacun,
et un contexte favorable à l’échange (André
et al.
, 2010,
p. 212-219).
Tableau 2 Les principes d’une bonne participation publique selon l’IAIA
Principes généraux
Principes opérationnels
La participation publique contemporaine
doit être…
Dans le respect des principes fondateurs,
la participation publique doit être…
Adaptée au contexte
Informative et proactive
Adaptative et communicative
Inclusive et équitable
Éducative
Coopérative
Imputable
Démarrée tôt et soutenue
Bien planifiée et orientée vers les enjeux
négociables
Appliquée au bon niveau et optimisée
Ouverte et transparente
Adaptée au contexte
Crédible et rigoureuse
Assistée et soutenue pour les participants
Source : André
et al.
(2006).
La condition essentielle pour parvenir à un projet commun est d’être
ouvert à l’autre. Ceci demande d’accepter d’entendre les arguments des autres,
de remettre en cause sa position à la lumière de l’argumentaire et de chercher à
participer au consensus. Ainsi, si le temps accordé à la discussion est suffisant
et que les participants visent une prise de décision selon un schéma rationnel,
alors il est possible que le groupe parvienne à une position commune satis-
faisante pour tous les acteurs, une situation qu’il n’est pas simple d’envisager
dans un contexte permanent d’asymétrie de pouvoir, de connaissance et de
ressources financières et humaines.