La participation publique dans l’évaluation environnementale en Afrique francophone
P o i n t s d e r e p è r e
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C’est donc dans un contexte socioéconomique et politique complexe que va se
présenter la participation citoyenne en évaluation environnementale comme outil
de développement durable dans les pays francophones d’Afrique. L’élaboration
et la mise en œuvre de toute dynamique participative, de tout programme ou
toute initiative de renforcement des capacités dans le domaine de la participation
publique en évaluation environnementale devraient d’abord s’efforcer de circons-
crire les formes traditionnelles de participation existantes dans les pays
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pouvant
inspirer tout nouveau processus de participation. Il s’agira ensuite de cibler les
éléments contextuels économiques, socioculturels et politiques pouvant ou non
faciliter l’appropriation et la pérennité des actions. Enfin, il serait important que
chaque pays implante un mécanisme de suivi et d’évaluation de son processus
de participation publique en évaluation environnementale. Il revient aux acteurs
nationaux d’exécuter cette tâche et de proposer des avenues permettant de
contourner d’éventuels blocages.
9.
L’ancien chef d’État sénégalais L. S. Senghor soutenait à ce propos que « l’idée en Afrique noire
de participation n’est pas d’aujourd’hui puisqu’elle jaillit des sources mêmes de la négritude ». Il
mentionne également « qu’au demeurant, la démocratie est la forme traditionnelle des sociétés
africaines ». Propos rapportés par Amouzou (2009, p. 21). Des travaux d’autres penseurs africains,
comme Joseph Ki-Zerbo et Cheikh Anta Diop, vont dans le même sens.
Encadré 1