Page 84 - La pandémie de la COVID-19
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Renouveler les approches de l’accès à l’électricité
pour les plus pauvres : un impératif démocratique
Jérémy GASC
Jérémy Gasc est responsable d’équipe projet au sein de la division Énergie du groupe Agence française de
développement (AFD) depuis 2017, après plus de dix ans d’expérience sur le sujet de la planification énergie-
climat. Il instruit aujourd’hui des projets énergétiques en Afrique et en Asie et participe en transversal à des
projets de coopération technique visant l’appui aux politiques de transition énergétique.
Stéphanie LEYRONAS
Stéphanie Leyronas est chargée de recherche à l’AFD, où elle travaille depuis 2000. Après avoir instruit
et suivi des projets d’eau et d’assainissement financés par l’AFD dans de nombreux pays d’Afrique, Asie
et Moyen-Orient, elle dirige depuis 2015 un programme de recherche sur les communs et les dynamiques
de développement.
Anne-Sophie RAKOUTZ
Anne-Sophie Rakoutz est responsable d’équipe projet au sein de la division Énergie du groupe AFD depuis 2018
après une expérience de dix ans au sein de la filiale PROPARCO. Auparavant, elle a occupé des postes au sein
du groupe SNCF et du cabinet PwC. Elle instruit aujourd’hui des projets énergétiques en Afrique (Maroc,
Kenya), en Argentine et dans les Territoires palestiniens et participe en transversal à des projets d’accès à
l’énergie. Anne-Sophie est également membre du comité d’investissement des fonds d’investissement STOA
et Electrify.
gascj@afd.fr La crise de la COVID-19 a montré que l’accès à des biens essentiels tels que
leyronass@afd.fr la santé, mais aussi l’alimentation, l’eau et l’énergie est une nécessité absolue
rakoutzas@afd.fr pour la démocratie et que ces biens ne pouvaient être considérés « comme
les autres ». Biens publics mondiaux, biens communs… les dénominations
ne manquent pas pour défendre finalement une posture similaire : la protec-
tion de certains biens des logiques strictement marchandes ou institution-
nelles dans lesquelles ils sont aujourd’hui figés. Concrètement, il s’agit de
s’interroger sur notre capacité collective à les gérer pour en garantir l’accès
à tous, en les protégeant des processus d’appropriation exclusive, que ces
processus soient publics ou privés. En révélant les écarts en matière d’accès
à ces biens, y compris dans les économies du Nord, cette crise sanitaire
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