Page 32 - La pandémie de la COVID-19
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Impact de la COVID-19 sur le financement
du développement durable
Chantal Line CARPENTIER
Cheffe du Bureau de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), à
New York, Chantal Line Carpentier en coordonne la contribution aux processus de financement du déve-
loppement durable, de la science, de la technologie et de l’innovation. Avant de se joindre à la CNUCED,
elle a coordonné l’engagement des groupes des organisations non étatiques aux négociations des ODD.
Elle a été directrice de la Commission de coopération environnementale de l’ALENA et chercheuse au
Wallace Institute for Alternative Agriculture et à l’Institut international de recherche sur les politiques
alimentaires (IFPRI). Elle est titulaire d’un doctorat en économie agricole et environnementale de Virginia
Tech et d’une maîtrise de l’Université McGill.
Olivier COMBE
Olivier Combe est ingénieur d’État en agronomie, diplômé de l’École nationale supérieure agronomique
de Rennes (France) et détenteur d’un master en modélisation économique appliquée à l’agriculture de
l’Université de Rennes. Il commence sa carrière en 1999 comme expert à la Délégation de la Commission
européenne au Bénin avant d’entrer à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le dévelop-
pement comme économiste au Service des produits de base. De 2013 à 2015, il est conseiller aux
finances et au budget du Conseil de coordination des chefs d’agences des Nations Unies. Il rejoint
ensuite à la CNUCED au service de la dette avant d’être nommé au bureau de représentation de la
CNUCED à New York en mai 2018.
L’état du financement du développement
durable avant la pandémie
La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement
(CNUCED) a estimé un déficit d’investissement annuel de 2 500 milliards de
dollars pour les pays en développement dans 10 secteurs (englobant les 17 ODD)
pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD)1. Depuis, les
investissements (nationaux, internationaux, publics, privés) ont augmenté dans
six secteurs (infrastructures, atténuation du changement climatique, alimen-
tation-agriculture, santé, télécommunications et écosystèmes-biodiversité),
mais pas au niveau requis pour combler le vide, tandis que les investissements
dans les autres secteurs (électricité, éducation, adaptation au changement
climatique, eau et assainissement) restent stagnants2. L’investissement privé
international ne se dirige pas encore vers les secteurs des ODD et surtout pas
dans les pays en développement.
UNCTADNY2@un.org 1. CNUCED, 2014. World Investment Report 2014 : Investing in the SDGs : An Action
Plan, available at https://unctad.org/en/PublicationsLibrary/wir2014_en.pdf
2. CNUCED, 2019. SDG Investment Trends Monitor : Investment trends and monitoring
capacities across 10 SDG-investment sectors, available at https://unctad.org/webflyer/
sdg-investment-trends-monitor.
32 LIAISON ÉNERGIE-FRANCOPHONIE

