Page 37 - La pandémie de la COVID-19
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L’Afrique post-COVID-19 devra-t-elle être plus durable ?
Michelle MONGO
Michelle Mongo est enseignante chercheure en économie verte au sein de l’École nationale supérieure des
mines de Saint-Étienne (membre de l’Institut Mines Télécom). Au sein du département Management respon-
sable et innovation, elle s’investit dans des activités de formation, de recherche, de valorisation et de diffusion
des bonnes pratiques dans le domaine de l’innovation et de l’économie verte avec un intérêt particulier pour
le contexte des pays africains. Enfin, Michelle Mongo est titulaire d’un doctorat en économie de l’innovation
et d’un master 2 en économie, droit et gestion de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne.
Fateh BELAÏD
Fateh Belaïd est actuellement professeur en sciences économiques et directeur de l’unité de recherche
Smart & Sustainable Cities à l’Université Catholique de Lille, rattaché à l’unité mixte de recherche Lille
Économie Management (LEM, UMR 9221). Il est titulaire d’un doctorat en sciences économiques, d’un master
en méthodologie de la décision économique et d’un diplôme d’ingénieur en statistique. Il est l’auteur de
nombreux articles dans des revues nationales et internationales. Fateh Bélaïd a contribué à plusieurs études
et recherches pour le compte d’institutions nationales et internationales (le PNUD, l’Union européenne,
l’ANR, la DHUP, l’ADEME, etc.).
L’économie mondiale est marquée par une crise sanitaire sans précédent liée
au virus de la COVID-19. Près de 1 461 5711 personnes ont perdu la vie et
environ 62 862 137 cas sont déclarés dans le monde, parmi lesquels on recense
près de 2 163 290 cas aux États Unis, 2 370 724 cas en Europe et près de
245 544 cas en Afrique.
Malgré la faiblesse de la propagation du virus sur le continent africain, les
autorités publiques doivent plus que jamais faire preuve de prudence, car en
cas de montée exponentielle de l’épidémie, ces dernières ne sauraient gérer
une crise sanitaire de cette ampleur (tant sur le plan social qu’économique).
michelle.mongo@emse.fr Parallèlement à cette épée de Damoclès qui plane au-dessus du continent
Fateh.Belaid@univ-catholille.fr africain, le réchauffement climatique constitue une autre menace susceptible
de le fragiliser davantage. En effet, le dernier rapport du Groupe d’experts
intergouvernemental des Nations Unies sur l’évolution du climat (GIEC) est
sans équivoque. Les émissions de gaz à effet de serre anthropiques, c’est-à-dire
ceux issus des activités humaines, sont responsables de près de 95 % du réchauf-
fement climatique. Les conséquences sont déjà perceptibles : fonte des glaces,
élévation du niveau de la mer, inondations, sécheresses, dégradation des
rendements agricoles, etc. En Afrique, les effets seront particulièrement
1. Au 2020-11-30. Source : https://coronavirus.jhu.edu/map.html
La pandémie de la COVID-19 : une opportunité pour développer des sociétés plus durables, justes, et résilientes 37

